L'éducation dans le monde : débats, perspectives n° 40, décembre 2005

n° 40, décembre 2005

L'éducation dans le monde : débats, perspectives

 

Avant propos
Albert Prévos, Directeur du Centre international d'études pédagogiques

Introduction (pdf - 41 Ko)
Philippe Duval, Inspecteur général (H), rédacteur en chef de la Revue.
Marie-José Sanselme,
Rédactrice en chef adjointe de la Revue.

L'efficacité, mythe ou réalité ? Questions à l'institution éducative
Dominique Borne,
Doyen de l'inspection générale de l'Éducation nationale.

Projet d'école, projet de société
Juan Carlos Tedesco, Directeur de l'Institut international de planification de l'éducation (IIPE) de Buenos Aires, ancien directeur du Bureau international de l'éducation (BIE) de Genève.

La formation des cadres éducatifs : quelle dimension internationale ?
Bernard Dizambourg, Directeur de l'Ecole supérieure de l'éducation nationale (ESEN).

Ateliers


La généralisation de l'évaluation contribue-t-elle à améliorer la qualité de l'enseignement ?
Coordination : Pierre-Louis Gauthier,
Inspecteur d'académie (H), membre du comité de rédaction de la Revue, membre de l'association francophone d'éducation comparée (AFEC).

Que ce soit au niveau le plus élémentaire - le contrôle des acquis des élèves - ou à celui des évaluations émanant d'organismes internationaux, en passant par celle du microsystème qu'est l'établissement, l'évaluation est désormais constitutive de l'acte d'éducation. Cependant, les finalités, les méthodologies, les procédures de l'évaluation ne font pas l'unanimité des acteurs du système éducatif. En dix années de pratique, les points de vue se sont-ils rapprochés ?

Études de cas

Allemagne : Hans Konrad Koch, Ministère fédéral de l'Education et de la Recherche, directeur de la réforme du système éducatif.
Angleterre : Margaret B. Sutherland, Professeur émérite, université de Leeds.
Catalogne :
Carme Amoros Basté, Secrétaire exécutive, Conseil supérieur de l'évaluation, Généralité de Catalogne.
Sénégal :
Racine Senghor, Secrétaire exécutif du réseau ARCHES.
France :
Alain Michel, Inspecteur général de l'Éducation nationale.

Comment les politiques éducatives s'adaptent-elles aux évolutions des sociétés ?
Coordination : Roger-François Gauthier,
Inspecteur général de l'administration de l'éducation nationale et de la Recherche, membre du comité de rédaction de la Revue.

Dans un contexte de démocratisation croissante, de plus en plus souvent interpellés par les usagers, le monde économique et les citoyens sur les objectifs et les résultats de l'école, la plupart des systèmes éducatifs sont amenés à reconsidérer leur politique
éducative et à faire évoluer de façon significative leur organisation ainsi que les pratiques pédagogiques. Les réformes apparaissent ainsi comme une constante des politiques éducatives. Comment se construisent-elles et comment parviennent-elles à prendre en compte les attentes et les besoins des sociétés ? Quels sont les processus d'analyse et de décision qui conduisent à ces réformes ? Enfin, quelle est l'attitude de l'institution scolaire face à l'évolution des politiques éducatives ? Participe-t-elle activement aux processus de réformes ?

Études de cas

Norvège : Anne-Lise Høstmark-Tarrou, Professeur, docteur en philosophie, directrice du Programme for Research on Education and Work, Akershus University College, membre du conseil scientifique de la Revue.
Japon :
Sachiko Fujii, Professeur, université d'Utsonomiya et Daïsuké Sonoyama, Professeur, université d'Oïta.
Hongrie :
Ivan Bajomi, Professeur, université Eötvos Lorand, Budapest.
Québec :
Clermont Gauthier, Titulaire de la chaire de recherche du Canada en formation à l'enseignement, faculté des sciences de l'éducation, université Laval, Québec.
Jordanie :
Francis Steier, Directeur du département de l'éducation, CIEP.
France :
Georges Solaux, Professeur, université de Bourgogne.

L'autonomie de l'établissement scolaire est-elle un facteur d'efficacité pédagogique ?
Coordination : Alain Warzée,
Inspecteur général, président de l'association française des administrateurs de l'éducation, membre du comité de rédaction.

Par souci d'efficacité pédagogique, la plupart des systèmes éducatifs tendent à diversifier leur offre d'éducation, en l'adaptant aux différents publics scolaires accueillis, et favorisent à cette fin l'autonomie des établissements scolaires. Dans quelle mesure cette autonomie est-elle effectivement exercée ? N'est-elle pas limitée par les réglementations nationales, les modalités d'organisation et de fonctionnement des différents systèmes éducatifs, par les pouvoirs des collectivités territoriales, etc. Quels sont, d'autre part, pour les établissements, les objectifs, les moyens et les outils de l'autonomie ? Parmi ceux-ci, peut-on compter les projets d'établissements, les projets pédagogiques ? si oui, à quelles conditions (de validation, de suivi, de contrôle) ? Quelles mesures prendre, quelles conditions assurer pour que l'autonomie s'avère un facteur d'efficacité pédagogique, et favorise une meilleure réussite des élèves ?

Études de cas

Angleterre : Muriel Robinson, Proviseur, Bishop Grosseteste College.
Canada : Marie J. Myers, Professeur, Queen's University, Ontario, Canada.
Pays-Bas : Hetty Mulder, Institut national pour le développement de curricula (SLO).
Portugal : João Barroso, Professeur, université de Lisbonne.
France : Cécile Brennan-Sardou, Inspectrice d'académie adjointe des Alpes-Maritimes.

L'enseignant : acteur ou spectateur du changement ?
Coordination : Dominique Raulin,
Secrétaire général du Conseil national des programmes.

La plupart des pays ont cherché depuis vingt ans à moderniser leurs systèmes d'éducation. Le rôle des enseignants, soumis à de multiples contraintes parfois contradictoires, est ambigu dans ces évolutions. Individuellement, ils se sont souvent adaptés. Mais en tant que groupe social, le corps enseignant résiste souvent aux changements. Par doute sur l'efficacité des réformes engagées ? Par manque de formation ? À cause des modalités de recrutement ? Des conditions d'exercice ? D'un manque de clarté des objectifs visés ? Comment concilier le respect du contrat moral entre chaque enseignant et la société et la marge de liberté nécessaire pour inventer et promouvoir le changement ?

Études de cas

Roumanie : Emil Paun, Directeur, département de sciences de l'éducation, université de Bucarest.
Espagne :
Juan Carlos Gonzalez Faraco, Professeur, université de Huelva.
Suisse :
Danièle Périsset Bagnoud, Professeur, Haute école pédagogique du Valais et Université de Genève.
Angleterre :
Régis Malet, Maître de conférences, Université Charles de Gaulle - Lille 3.
France :
Alain Bouvier, Ancien recteur, chercheur au LAREQUOI, chargé de mission à l'INRP.

Comment l'école s'adapte-t-elle à la diversité des élèves ?
Coordination : Odile Luginbühl,
Inspectrice d'académie - inspectrice pédagogique régionale, membre du conseil scientifique de la Revue.

Le développement quantitatif de l'éducation, c'est-à-dire l'accès d'un plus grand nombre d'élèves à l'éducation et à l'allongement de la durée des études, a notamment pour effet une hétérogénéité croissante du public scolaire. Peut-on concilier le principe démocratique de l'égalité des chances avec la diversité sociale, culturelle, économique des élèves ? Cela soulève une série d'interrogations : comment articuler tronc commun de formation (quels contenus ? quels objectifs) et diversification des parcours (structurelle et pédagogique) ? Comment prendre en charge les élèves en difficulté ? L'adaptation aux besoins de chacun remet-elle en cause la conception d'une formation normative, creuset d'une identité commune ?

Études de cas

Argentine : Mariano Palamidessi, Professeur, université latinoaméricaine de sciences sociales, Buenos Aires.
Belgique :
Dominique Lafontaine, Professeur, université de Liège.
Slovaquie :
Anna Butasova, Professeur, université Coménius de Bratislava.
Suède :
Béatrice Cabau-Lampa, Professeur, Hong Kong Baptist University.
France :
Marie-Françoise Chavanne, Inspectrice d'académie - inspectrice pédagogique régionale d'arts plastiques, doyenne des inspecteurs pédagogiques régionaux, académie de Versailles.

Comment concilier logiques économiques et logiques pédagogiques ?
Coordination : Jean-Jacques Paul,
Directeur de l'IREDU/CNRS, membre du conseil scientifique de la Revue.

L'éducation est une activité coûteuse qui mobilise une part importante de la richesse produite par les nations. Mettre l'accent sur elle, c'est arbitrer au détriment d'autres usages des ressources sociales. Les sociétés actuelles sont confrontées à ce dilemme de financement : les plus avancées sont souvent conduites à tenir compte du soutien à apporter à une population âgée de plus en plus nombreuse, les plus pauvres doivent porter le poids d'une jeunesse nombreuse à scolariser. Et aujourd'hui, on s'accorde à reconnaître le caractère stratégique de l'éducation pour des sociétés fondées sur la connaissance, alors qu'également, avec les objectifs du " Millénaire ", l'éducation de base est reconnue comme un droit essentiel de tout être humain. Face à ces enjeux et ces contradictions, toutes les sociétés ne sont pas dans la même situation et n'adoptent pas les mêmes politiques. Ici on choisit d'universaliser l'enseignement primaire, là on doit faire face à une détérioration criante des conditions d'éducation ; certains pays maintiennent un financement quasi-exclusivement public, d'autres se tournent vers une privatisation croissante des services éducatifs. Dans ces contextes, quels sont les liens entre les ressources mobilisées et l'efficacité pédagogique ?

Études de cas

Allemagne : Dr Hermann Avenarius, Directeur du département Financement et pilotage du système éducatif, Deutsches Institut für pädagogische Forschung (DIIPF).
Brésil :
Marie Ligia de Oliveira Barbosa, Professeur, université fédérale de Rio de Janeiro.
Japon :
Jun Oba, Research Institute for Higher Education, Hiroshima University.
Maroc :
Abennasser Naji, Inspecteur pédagogique, président de l'association marocaine pour l'amélioration de la qualité de l'enseignement.
France :
Alain Boissinot, Recteur de l'académie de Versailles.

Trois points de vue


Rui Canario, Professeur, Faculdade de Psicologia e de Ciências da Educação, Alameda da Universidade, Lisbonne, Portugal, membre du conseil scientifique de la Revue.

Alan Wagner, Professor and Chair, Department of Educational Administration and Policy Studies, University at Albany, State University of New York, membre du conseil scientifique de la Revue.

Agnès van Zanten, Directrice de recherches au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), directrice du GDR "Réseau d'analyse pluridisciplinaire des politiques éducatives ", Observatoire sociologique du changement, CNRS - Fondation nationale des sciences politiques.

Quelle école pour demain ?


Table ronde

Rui Canario, Professeur, Faculdade de Psicologia e de Ciências da Educação, Alameda da Universidade, Lisbonne, Portugal, membre du conseil scientifique de la Revue.

Pascal Bouchard, Journaliste, essayiste, rédacteur en chef de l'Agence Éducation-Emploi-Formation (AEF).

Albert Prévos, Directeur du CIEP

Juan Carlos Tedesco, Directeur de l'Institut international de planification de l'éducation (IIPE) de Buenos Aires, ancien directeur du Bureau international de l'éducation (BIE) de Genève.

Agnès van Zanten, Directrice de recherches au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), directrice du GDR "Réseau d'analyse pluridisciplinaire des politiques éducatives ", Observatoire sociologique du changement, CNRS - Fondation nationale des sciences politiques.

Alan Wagner, Professor and Chair, Department of Educational Administration and Policy Studies, University at Albany, State University of New York, membre du conseil scientifique de la Revue.