Ruptures politiques, enseignement de l'histoire,n° 13 (enfrancés)

Zone géographique  : 

n° 13, mars 1997

Références bibliographiques

Coordonnateur du dossier :
Catherine Colliot-Thélène, Maître de conférences à l'Ecole normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, France.
Introduction

Propos recueillis par Catherine Colliot-Thélène
et Daniel Malbert, Chargé d'études, CIEP, Sèvres, France.
Entretien avec Pierre Nora, Directeur d'études à l'Ecoledes hautes etudes en sciences sociales, Directeur de la revue Le Débat
En France, le lien entre l'enseignement de l'histoire et l'identité nationale peut s'expliquer par les événements politiques et sociaux, notamment sous la IIIe République. Cette cohérence a dû cependant surmonter de profondes ruptures historiques et l'enseignement de l'histoire doit aujourd'hui de nouveau affronter les mutations de la " personne France ".

Jean-Pierre Rioux, Inspecteur général de l'Éducation nationale, rédacteur en chef de la revue Vingtième siècle, Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Paris, France.
L'Europe médiane entre mémoire et histoire
Un regard français sur l'enseignement de l'histoire, dans différents pays de l'Europe médiane, permet d'appréhender l'évolution positive de cet enseignement, du primaire à l'université, malgré les innombrables difficultés matérielles et intellectuelles rencontrées.

Dagmar Klose, Professeur Docteur, Historisches Institut, Université de Potsdam, Allemagne.
Bouleversement de la conscience de l'histoire ?
La situation des nouveaux Lànder allemands, où la réorganisation de l'enseignement de l'histoire s'est effectuée par imposition des modèles importés de l'Allemagne de l'Ouest, présente un caractère exceptionnel en permettant une comparaison entre deux formes distinctes de structuration de l'histoire et de la conscience historique à l'intérieur d'une même nation. Il en résulte une occasion unique d'approfondir les mécanismes de constitution de cette conscience chez l'individu, et par là d'éclaircir les conditions de formation de l'histoire comme discipline.

Petr Cornej, Directeur du département d'histoire de la faculté pédagogique de l'université Charles, Prague, République tchèque.
Politique, histoire et histoire scolaire
L'effondrement du communisme en 1989 fut suivi par la partition de la République tchécoslovaque dès 1993. Sortir de la lutte des classes, c'est rechercher une cohérence nationale en réinterprétant un passé complexe. L'analyse du phénomène de " renaissance nationale " et la place des minorités restent deux questions difficiles à résoudre. Mais l'activité historienne intense, concrétisée par la publication de nombreux manuels scolaires, et le contrôle libéral des autorités réservent une grande capacité d'initiative aux enseignants.

Dolores Avilés de Torres, Professeur d'histoire, Instituto Salvador Rueda, Malaga, Espagne.
La Transition politique en Espagne
Les transformations récentes de l'enseignement de l'histoire en Espagne se sont effectuées progressivement au cours de la période de transition entre le régime franquiste et le régime démocratique. Sans rupture brutale, I'évolution des orientations, des contenus, de la didactique de cette discipline s'inscrit dans une mutation de la société espagnole commencée au début des annces soixante-dix.

Teruhisa Horio, Professeur émérite de l'université de Tokyo, Président de l'association japonaise des sciences de l'éducation, Japon.
Éducation et conscience politique
Au Japon, I'enseignement de l'histoire contemporaine fait l'objet de débats très vifs. A partir des nombreux exemples présentés, le lecteur aura un aperçu des discussions, parfois violentes, opposant ceux qui souhaitent dénoncer le passé et ceux qui seraient partisans de le " liquider "!

Catherine Colliot-Thélène


Commander ce numéro

S'abonner

Consulter le catalogue des numéros disponibles (pdf)

Consulter les sommaires et les résumés des numéros parus

Consulter l'index géographique des articles

Nous contacter : revue@ciep.fr