| La Revue
internationale d’éducation de Sèvres éditée
par le Centre international d’études pédagogiques
(CIEP) propose, dans sa livraison de septembre, une réflexion
sur les enjeux de la présence – ou de l’absence – des
religions à l’école dans plusieurs pays. La
base de cette réflexion est l’Europe (Allemagne, Angleterre, France, Grèce, Russie)
mais également, en contrepoint, les États méditerranéens
qui relèvent d’autres héritages (Liban, Israël, Maroc et Turquie).
S’interroger sur le religieux à l’école
dans ces neuf pays, ce n’est pas seulement se pencher sur
les signes portés par les élèves dans les établissements.
C’est examiner, dans des contextes nationaux précis
et tous différents, le statut des écoles et l’enseignement
dispensé, c’est se demander qui enseigne, qui contrôle
ces enseignements et quelles finalités lui sont assignées.
Presque partout il existe, aux côtés
de l’enseignement organisé par les États, un
enseignement privé confessionnel. Cependant, l’école
est plus marquée par les héritages religieux et culturels
que par les structures juridiques. Dans tous ces pays à l’exception
de la France, l’enseignement des croyances est présent
d’une manière ou d’une autre dans les écoles
organisées par l’État. En Europe, une évolution
vers le pluralisme religieux a accompagné la sécularisation
générale des sociétés. Quelle en est
l’empreinte sur l’école ? Quelles sont les conséquences à l’école,
dans les pays méditerranéens comme en Europe, de
la reconnaissance de la liberté religieuse ?
Ces neuf études de cas sont complétées
d’une bibliographie ainsi que d’une étude documentaire
sur les dispositions constitutionnelles, les structures éducatives
publiques et privées, le volume horaire et les contenus de
l’enseignement religieux en Belgique, au Danemark, en Egypte,
en Espagne, aux États-Unis, en Pologne.
Sommaire de ce numéro :
Ecole et religion (n° 36, juillet 2004)
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