 |
Início > TCF > Exemplos de provas obrigatórias > Compreensão escrita - Exemplo n° 9
Provas obrigatórias - Compreensão escrita - Exemplo n° 9
Pour chaque question, quatre possibilités,
A, B, C ou D vous sont proposées. Vous devez cliquer sur celle qui correspond
le mieux à la réponse attendue. Pour vérifier si vous avez choisi la bonne
réponse, cliquez sur " vérifier ".
Lisez cet article et choisissez
la bonne réponse.
|
Partager la connaissance
Il est tout à fait naturel que les Français
parlent et écrivent dans leur langue. Mais il est souhaitable, aussi,
qu'ils soient entendus, lus et compris, et pas seulement à l'intérieur
de l'hexagone. Voilà les données d'un problème auquel sont confrontés
les chercheurs scientifiques de notre pays et qui n'a pas, jusqu'ici,
trouvé de solution satisfaisante. Par satisfaisante, j'entends,
bien sûr, de nature à satisfaire tout le monde. D'abord satisfaire
les chercheurs eux-mêmes, qui sont jugés par leurs pairs sur leur
notoriété internationale. Sur un demi-million d'articles scientifiques
publiés chaque année, un gros tiers vient des Etats-Unis d'Amérique,
un petit tiers de l'Europe, un douzième du Japon, et le reste d'ailleurs.
La France contribue pour un sixième à la production européenne.
Ce sixième de tiers, disons ce vingtième des publications scientifiques
mondiales, n'est utile que s'il vient s'agréger au corps universel
des connaissances, disent à juste titre les scientifiques. Il doit
donc être connu, c'est-à-dire lu par les auteurs, non francophones
pour l'essentiel, des dix-neuf autres. De là à annoncer qu'un article
écrit en français ne contribue pas à l'avancement de la science
et à la réputation de l'auteur avec la même efficacité que s'il
était écrit en anglo-américain, langue massivement majoritaire dans
la production scientifique, il n'y a qu'un pas à franchir. Il est
maintenant franchi, quel que soit le regret que l'on puisse en avoir.
Les scientifiques français écrivent en anglais. Les journaux scientifiques
français, de plus en plus européens d'ailleurs, publient un peu
en français et beaucoup en anglais. [.] Mais à quoi bon s'attarder
sur ces affaires de langues lorsqu'il s'agit de sciences, entend-on
parfois dire. Le langage des chimistes est celui des formules, les
mathématiciens s'expriment par équations et, plus généralement,
la langue de la science est celle de l'informatique. Discours réductionniste
que personne ne peut prendre vraiment au sérieux. [.] Pour conclure,
un conseil aux francophones. Vous souhaitez défendre notre langue
: apprenez les langues des autres. Ainsi, lorsque vous parlerez
français, ici ou là, dans le reste du monde, vous pourrez le faire
en toute assurance, sachant qu'il vous serait loisible de commuter
sur un autre registre si cela s'avérait nécessaire, ou simplement
courtois.
Hubert Curien.
Le Monde diplomatique - avril 1995 |
Autres exemples : n°
1, n° 2, n°
3, n° 4, n°
5, n° 6, n°
7, n° 8, n°
9
|