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Accueil > Forum international presse éducation > Détail des ateliers

Détail des ateliers

Atelier : Comment lire les comparaisons internationales ? Modèles, méthodes, identité culturelle, histoire (animation de la table ronde assurée par Brigitte Perucca, Le Monde de l’Education)

Pourquoi la Finlande caracole-t-elle en tête des palmarès internationaux ? A l’inverse, les mauvais résultats de l’Allemagne sont-ils liés au rythme scolaire des jeunes Allemands ? Qu’est ce qui vaut à la Chine et à la Corée d’obtenir les meilleurs résultats en mathématiques ? Sur quels facteurs culturels s’appuient cette performance ? La place des QCM dans les tests de Pisa est-elle, comme le pensent certains experts français, à ce point importante qu’elle obèrerait les résultats réels des élèves de certains pays ? Ces palmarès et classements nous éclairent-ils davantage sur les points forts ou sur les points faibles des différents systèmes éducatifs ?
Le comparatisme en éducation étant un phénomène assez récent, nous essaierons de comprendre dans quelle mesure les comparaisons internationales sont susceptibles de faire évoluer les systèmes éducatifs.

Atelier : Qu’est-ce qu’une école efficace ? Rapport coût/efficacité, approche économique et pédagogique (animation de la table ronde assurée par Emmanuelle Bastide, RFi)

Il y a encore quelques années, l’expression aurait semblé incongrue : comment mesurer l’efficacité d’une machinerie humaine qu’est l’Ecole ?

Comment soupeser la transmission des connaissances d’un cerveau à un autre ?
Au nord comme au sud, l’idée d’un droit universel au savoir fait son chemin. Un droit qui appelle un devoir : celui de l’efficacité des systèmes éducatifs.
Coincée entre idéal démocratique et consumérisme productiviste, l’Ecole a désormais plusieurs maîtres. Les citoyens, les gouvernements, les bailleurs de fonds, selon les pays, exigent la qualité et l’efficacité d’un système qu’ils entendent mieux contrôler, rationaliser, distribuer. Parce que l’Ecole coûte de plus en plus cher sur la planète, elle devient précieuse et par conséquent soumise à toutes les évaluations. Quels sont les enjeux de cette nouvelle donne ? Quels sont les critères de l’efficacité ? L’Ecole doit-elle en ressortir transformée ? Sera-t-elle profitable aux nouvelles générations ?

Atelier : La mobilité : Pour qui  (étudiants, enseignants, institutions) ? Pourquoi ? Comment (campus en lignes, succursales, fuite des cerveaux et pouvoir d’attraction) ? (animation de la table ronde assurée par Laurence Albert, Les Echos)

Avec l’avènement d’une économie « fondée sur la connaissance », les établissements d’enseignement supérieur ont désormais conquis de nouvelles missions au plan international. Partout, le rôle des universités est devenu plus stratégique.  Qui mieux qu’elles peut massivement former les cadres de demain ? Qui peut relever le défi de rassembler autour d’un projet hautement technologique, des chercheurs du monde entier ? Qui, enfin, parait idéalement placé pour contribuer au rayonnement d’un pays, au développement de son « soft power », en distillant auprès des jeunes étrangers ses valeurs et sa culture ? Depuis quelques années, les établissements se sont engagés dans une véritable compétition internationale. Compétition pour attirer grâce des programmes sur-mesure, les meilleurs étudiants étrangers (et notamment asiatiques), et endiguer la fuite des cerveaux ; compétition pour s’implanter dans le marché très lucratif et en plein essor du e-learning, utilisé par de nombreux pays (notamment africains) pour compenser le faible nombre de leurs universités ; compétition, enfin, pour recruter les meilleurs enseignants-chercheurs, capables de faire grimper les établissements dans les classements internationaux.
L’idée de cette table ronde est de comprendre quels sont, d’un continent ou d’une université à l’autre, les ressorts de la mobilité (éviter la fuite des élites, contribuer au rayonnement d’un pays, s’implanter dans de nouveaux marchés économiques…). Il s’agira aussi de savoir comment cette mobilité se bâtit au quotidien, en lien avec les politiques des états ou des continents (Europe) et dans le cadre de leurs politiques migratoires…

Atelier : L’éducation dans la distribution des pouvoirs – recrutement des élites, modèles de performance, ascenseur social, formation tout au long de la vie (animation de la table ronde assurée par Emmanuel Davidenkoff, Libération et France Info)

La question du rôle de l'éducation dans la formation et le recrutement des élites est multiforme.
Elle interroge les systèmes nationaux, dans les pays où l'accès à l'élite n'est pas strictement déterminé, en principe du moins,  par la naissance. Quelles valeurs transmet-on ? Sur quels critères sélectionne-t-on ? Pourquoi le droit domine-t-il aux USA et les écoles d'ingénieurs en France ? Quelles sont les conséquences sur l'exercice du pouvoir, dans les secteurs public et privé, de la domination de telle modèle ?
Elle est sous-tendue par la question de la mobilité sociale : comment atténuer le poids des origines dans les parcours scolaires ? Quels dispositifs de compensation sont mis en place ? Idem de la question du "long life learning" : les portes se ferment-elles au terme de la formation initiale ou pas ? Quelles incitations sont offertes pour favoriser la mobilité au cours de la vie professionnelle ? L'accès à l'élite par ces voies "produit-il" des profils différents ?
La mondialisation met désormais en concurrence différents modèles de recrutement et de formation des élites. Soit en favorisant leur comparaison ; soit à travers leur mise en concurrence frontale, dans les domaines où le marché de l'emploi est lui-même mondialisé (cf. notamment les managers et top managers, passés ou non par les MBAs). Dans ce contexte, le modèle anglo-saxon semble dominer et s'étendre. Cette évolution débouchera-t-elle sur l'exercice d'un "soft power" notamment par les Etats-Unis (domination par l'influence culturelle) ? Va-t-on vers un monde où les façons de penser se forgeront selon le même moule ? Les avantages de la mondialisation en termes de meilleure compréhension entre les cultures compensent-ils ses inconvénients potentiels en termes d'effacement de repères culturels minoritaires ?
Cette table ronde tentera d'analyser ces phénomènes.

 

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