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| Politiques linguistiques en Europe |
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Données générales
A la demande de Commission européenne, des experts ont analysé les tendances à la fois nationales et régionales de l’enseignement des langues dans l’Union européenne entre les années scolaires 1999-2000 et 2004-2005. Le rapport intitulé "La diversité de l'enseignement des langues dans l'Union européenne" préconise que les politiques soient conçues de façon à ce que les langues ne soient pas mises en concurrence. Elles pourraient être proposées successivement, de telle manière que le gain dans une langue puisse être exploité pour une autre. Il conviendrait également qu’il y ait un une modification de la philosophie éducative qui fait de l’enseignement des langues une discipline autonome. L’usage de la langue comme pratique sociale met l’accent sur le rôle de toutes les matières dans l’enseignement des langues, ainsi que sur le rôle des langues dans toutes les matières.
De nombreux pays ont mis en place l'enseignement d'une discipline en langue étrangère ou régionale. Ce type d’enseignement, appelé EMILE (enseignement d'une matière par l'intégration d'une langue étrangère), a fait l'objet en 2006 d'un rapport par le réseau européen spécialisé en éducation Eurydice. Selon les statistiques nationales, cet enseignement concerne entre 3 et 30 % des élèves. Les établissements sont généralement libres de l’appliquer à n’importe quelle matière. L’enjeu majeur est la formation des enseignants à cette méthodologie. Cette priorité se reflète dans le Programme 2008-2011 du Centre européen pour les langues vivantes, le CELV, qui consacre les cinq projets du volet C sur "les contenus et l'éducation aux langues" à l'enseignement EMILE.
En 2008 Eurydice a actualisé son étude sur l'enseignement des langues à l'école, qui compte 44 indicateurs, couvre 31 pays européens et porte sur l’année scolaire 2006-2007. L’étude révèle que malgré les progrès accomplis, il reste des efforts à faire pour atteindre l’objectif que se sont fixés les États membres à Barcelone en 2002 : la possibilité offerte à tous les élèves d’apprendre deux langues étrangères à l’école. Cet objectif est pourtant considéré comme l’une des huit compétences clés pour l’éducation et la formation tout au long de la vie recommandées par le Conseil et le Parlement européen en décembre 2006. Quels sont les principaux résultats de l’enquête ?
On constate une progression de l’apprentissage précoce obligatoire d’une langue étrangère. Dans la majorité des pays, près de la moitié des élèves du primaire apprennent au moins une langue étrangère. L’enseignement des langues étrangères débute à un âge plus précoce, mais le nombre d’heures dispensées au primaire s’avère limité ; généralement il compte pour moins de 10 % de la durée totale du programme d’enseignement. Il est par ailleurs très variable d’un pays à l’autre. Dans 13 pays européens, la première langue étrangère enseignée est obligatoirement l’anglais ; 90 % des élèves européens apprennent cette langue au cours de leur scolarité obligatoire. Le français et l’allemand sont majoritaires lorsqu’une deuxième langue est enseignée. Au niveau primaire, l’enseignement des langues vivantes est souvent dispensé par les professeurs des écoles ; dans le secondaire, le degré de spécialisation des enseignants varie fortement selon les pays.
L'office statistique des Communautés européennes Eurostat confirme ces chiffres dans une enquête publiée à l'occasion de la journée européenen des langues 2009, le 26 septembre. Les plus fortes proportions d'élèves apprenant deux langues étrangères ou plus se situent en République tchèque, au Luxembourg, aux Pays-Bas et en Finlande (100 % des étudiants du second cycle de l'enseignement secondaire dans chaque pays), en Slovénie et en Slovaquie (98 % chacun) et en Estonie (97 %).
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