| CENTRE EUROPEEN DES LANGUES VIVANTES | ||
Former les enseignants à l’utilisation du Port folio européen des langues (PEL)
Le premier des axes du projet académique dont s’est doté l’académie de Strasbourg concerne les missions de l’école, et en particulier, l’ouverture internationale et la construction européenne ; Marie Reine Bitsch, IA IPR d’allemand et membre de la Commission des Programmes de Langues vivantes au Collège, y est chargée de l’objectif qui vise la consolidation de l’apprentissage des langues et, notamment, l’utilisation du PEL à tous les niveaux d’enseignement. C’est à ce titre qu’elle a participé, du 24 au 27 novembre 2004, au CELV, à l’atelier WS 8/2004 intitulé « Former les enseignants à l’utilisation du PEL » ; cet atelier concernait 37 stagiaires provenant de trente pays européens : universitaires, représentants d’instituts de formation, professeurs du secondaire (formateurs), inspecteurs.
M.R. Bitsch attendait de cette expérience
qu’elle lui permette de rencontrer des utilisateurs du PEL et d’approfondir
sa pratique du Cadre européen commun de référence pour
l’apprentissage et l’enseignement des langues (CECRL) ; en effet,
« l’approche multidimensionnelle proposée par le CECRL, avec
une attention particulière accordée aux activités de
communication langagière, aux compétences linguistiques, socio-linguistiques
et pragmatiques inscrira l’apprentissage des langues dans une perspective
européenne » ; M.R. Bitsch rappelle que de nombreux pays d’Europe
ont déjà adopté les propositions du CECRL pour élaborer
leurs programmes et les évaluations en fin de cycle d’études
; elle constate toutefois qu’il convient de passer par une phase
indispensable de formation afin d’habituer les « enseignants à privilégier
l’entraînement des élèves dans des activités
de communication par un pilotage des tâches plutôt que
par un pilotage de la parole et (…) [à] mettre l’accent
sur des compétences
transversales et un apprentissage reposant sur l’autonomie et une approche
réfléchie. »
Parce que l’atelier se proposait, entre autres objectifs, de mettre en
place concrètement dans chaque pays participant un dispositif de suivi
capable de développer l’utilisation du PEL, M.R. Bitsch regrette
que trop de temps ait été consacré à des thèmes
généraux (l’autonomie, la dimension interculturelle et le
plurilinguisme, etc.) au détriment d’activités plus directement
liées à l’élaboration de tests à partir des
activités et des compétences et qui auraient permis d’explorer
plus à fond, et donc de mieux les maîtriser, le CECRL et le PEL.
Toutefois, même si elle déplore « la faible présence
de la langue française dans ce type d’atelier », M.R Bitsch
indique que ses attentes ont été « en grande partie satisfaites,
grâce à la qualité du travail mené dans le groupe
de travail francophone ». Elle a d’ailleurs programmé dans
l’académie de Strasbourg, pour la mi-mars 2005 une formation de
formateurs et envisage de contribuer à la mise en place, à l’automne
2005, d’une Université d’automne ou d’un colloque consacré
au suivi de la mise en place du PEL en France.
Former les formateurs d’enseignants
Dans le cadre du programme TrainEd
s’est tenu au CELV, du 6 au 11 décembre 2004, l’atelier intitulé
« Former les formateurs d’enseignants » ; le groupe de travail
était constitué de formateurs d’enseignants en langues provenant
de vingt huit pays européens.
La représentante française, E. Carrasco de l’IUFM de Grenoble,
participait à cet atelier pour approfondir sa propre compétence
comme formatrice de formateurs en langue ; consciente du fait que les besoins
dans ce domaine sont en constante expansion, compte tenu en particulier de la
généralisation de l’enseignement des langues dans le primaire,
elle attendait de ce stage qu’il lui permette d’abord d’identifier
un « socle minimum de compétences requis chez tout formateur »,
qu’il lui permette aussi de prendre connaissance de la façon dont
cette question était abordée dans d’autres pays d’Europe
en constituant, grâce au stage, un réseau de relations utiles à
la mise en place de collaborations dans ce secteur.
De l’avis d’E. Carrasco, l’atelier a été préparé par un questionnaire pertinent qui définissait clairement les compétences attendues aussi bien chez un enseignant de langue que chez un formateur. Après une première journée assez « déconcertante » car trop exclusivement fondée sur un appel à l’expérience des participants, la formation a su proposer « à très bon escient » des outils et fournir en fin de parcours un contenu « riche et varié », en permettant l’acquisition effective de nombreuses techniques de formation. En attendant la sortie d’un « kit du formateur » qui devrait être publié vers la fin de l’année 2005, E. Carrasco se propose d’assurer la diffusion des pratiques acquises, aussi bien dans le cadre de l’IUFM qu’au niveau régional, et ce d’ici à la fin de la présente année scolaire.
Synthèses des rapports de M.R. Bitsch et E. Carrasco, experts français participant aux ateliers du CELV, réalisées par François Giraudeau, chargé de programme au pôle langues étrangères du CIEP. Si vous souhaitez renter en contact avec les deux experts, merci d’adresser votre courrier à courriel_langues@ciep.fr.
Journal intime dans l'enseignement des langues vivantes
Le projet CELV Journal intime en ligne dans l’enseignement des langues vivantes, vise à développer, via les blogs (carnets de bord sur le Net tenus à titre individuel par un internaute), un outil de communication spécifique à l’apprentissage des langues vivantes. Son objectif est de devenir une plate-forme d’échange entre étudiants de différentes écoles. Deux axes sont prévus : l’un pour les élèves de français, l’autre pour les élèves d’anglais. La phase pilote se déroulera de janvier à mi-avril 2005.