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La France et le CELV
Le Centre européen pour les langues vivantes (CELV) a été mis en place en 1994, afin d'apporter une réponse pratique à un besoin clairement exprimé par les membres du Conseil de l'Europe: renforcer la coopération dans le domaine de l'éducation aux langues et du respect de la diversité culturelle et linguistique en Europe. La France a joué un rôle important dans la mise en place du CELV à côté de l’Autriche et des Pays-Bas. Depuis 1994, la rapide augmentation du nombre de pays membres de l'Accord partiel élargi portant création du CELV (33 actuellement ) reflète cette demande générale et témoigne du succès de ses activités et de sa place centrale sur le plan de l'innovation dans l'éducation aux langues.
La mission du CELV est de soutenir ses Etats membres dans la mise en œuvre de leurs politiques linguistiques éducatives sur la base des recommandations et des instruments du Conseil de l’Europe. Il l’accomplit en promouvant les approches innovantes et en disséminant les bonnes pratiques dans le domaine de l'enseignement et de l'apprentissage des langues vivantes.
Le CELV mène un programme quadriennal de projets organisés en coopération avec des démultiplicateurs clés dans le domaine de l’éducation aux langues en Europe. Ses activités rassemblent des participants nommés par les Etats membres: formateurs d’enseignants, experts en curriculum, auteurs de supports didactiques, enseignants de langues, chercheurs et fonctionnaires administratifs impliqués dans la mise en oeuvre des politiques linguistiques éducatives nationales.
Ce programme d'ateliers, de conférences et de projets de recherche internationaux permet au CELV d’offrir une plate-forme internationale pour collecter et disséminer des informations, stimuler des échanges de vues et former des démultiplicateurs. Le Centre maintient également des réseaux au niveau européen pour les experts en langues.
Au sein du Conseil de l’Europe, le rôle et les activités du CELV sont complémentaires à ceux de la Division des politiques linguistiques dont les responsabilités principales consistent à élaborer des politiques et à développer des instruments de planification politique en vue de promouvoir la diversité linguistique et le plurilinguisme. Le CELV, quant à lui, vise à soutenir la mise en oeuvre des politiques d'éducation aux langues, encourager l'utilisation des instruments développés par la Division et d'autres approches innovantes, et à améliorer le statut professionnel des enseignants de langues.
A l’intérieur de son programme à moyen terme, les projets du CELV sont définis sur une période de trois ou quatre années, en vue de leur permettre de se développer de la théorie à la pratique. Les résultats du premier programme (2000-2003) - en tout une trentaine de CD-Rom et publications - sont actuellement en cours de dissémination.
Le deuxième programme à moyen terme du Centre (2004-2007) a pour thème central un des domaines prioritaires du Conseil de l'Europe: « Les langues pour la cohésion sociale: l’éducation aux langues dans une Europe multilingue et multiculturelle ». Vingt-deux projets ont été sélectionnés et s’articulent autour de quatre domaines spécifiques :
Ces projets sont actuellement dans leur phase de lancement et les progrès réalisés pourront être suivis sur des sites web consacrés à chaque projet sur le portail du CELV rubrique « Activités ».
Pour la France, les principaux bénéfices liés à l'adhésion au CELV sont les suivants :
Enfin, il est à signaler que le CIEP fait partie d'un réseau de 33 Points de contact nationaux dans les Etats membres du CELV et assure un rôle essentiel dans la dissémination des informations relatives aux activités et aux résultats du CELV en France.
Adrian Butler
Directeur exécutif
CELV
Albanie, Principauté d’Andorre, Arménie, Autriche, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Chypre, République tchèque, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Islande, Irlande, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Roumanie, République slovaque, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse, "L’ex-République yougoslave de Macédoine", Royaume-Uni