Lexique de la chronique
langue française
x

à bon escient

(loc.)

Avec de bonnes raisons. Avec à-propos. Avec discernement. Agir, parler, intervenir, acheter à bon escient.

acrostiche

(n. m.) Etym. Emprunté du grec akrostikhis, proprement «vers dont l'extrémité a un rôle particulier».

Pièce de vers dont les lettres initiales, lues de haut en bas, forment un nom de personne ou de chose, une dédicace, un mot clef, une phrase. En voici un exemple de Guillaume Apollinaire dans un tercet extrait d'un des Poèmes à Lou:

L'Amour est libre il n'est jamais soumis au sort
O Lou le mien est plus fort encore que la mort
Un coeur le mien te suit dans ton voyage au Nord.

affixe

(n. m.)

Linguistique. Elément signifiant qui se fixe au radical d'un mot, au début (préfixe), à la fin (suffixe), ou au milieu (infixe), pour en modifier le sens ou la fonction.

L'adjectif suburbain contient deux affixes, sub- et -ain.

agglutiné

(part. passé et adj.) 1817 en ce sens.

Linguistique. Qui a été ajouté à un mot de base par simple juxtaposition, sans fusion, en particulier quand il s'agit d'un suffixe par rapport à une racine. En turc, comme dans toutes les langues agglutinantes, les marques porteuses différents rapports grammaticaux sont agglutinées : köylerin, «des villages», est formé par addition à köy, «village», d'une marque de pluriel, ler, et de génitif,in.

Soudé, en parlant de mots originellement distincts. Dans «aujourd'hui», quatre mots se sont agglutinés.

aguicher

(v. tr.) XIXe siècle

En parlant des femmes, chercher à séduire par des manières engageantes, coquettes, ou provocantes. Elle sait l'art d'aguicher les hommes mûrs et faciles à tenter.

anathème

(n. m.) Etym. Emprunté par le latin chrétien du grec anathema, -atos, «ce qu'on place au-dessus», d'où «offrande, victime», puis «objet de malédiction» et «acte par lequel un être est frappé de malédiction».

Excommunication prononcée dans la religion catholique contre un hérétique. Lancer l'anathème contre quelqu'un. Frapper d'anathème une doctrine. Par ext. Blâme solennel, réprobation absolue. Faire l'objet de violents anathèmes.

apocope

(n. f.) Etym. : par le latin, remonte au verbe grec , apokoptein, « retrancher ».

Changement phonétique consistant en la chute d'un ou plusieurs sons ou syllabes à la finale d'un mot. Les mots métro, cinéma et auto viennent par apocope de métropolitain, cinématographe et automobile.

apogée

(n. m.) Etym. Emprunté du grec scientifique apogaeum lui-même du grec apogeion, «point éloigné de la Terre».

Point où la Lune se trouve à sa plus grande distance de la Terre. Par ext. Se dit aussi du Soleil. Le Soleil est à son apogée en juillet. Au sens figuré. Le plus haut point d'élévation. L'apogée du règne de Louis XIV.

archaïsme

(n. m.) Etym. Du grec arkhaismos, de même sens.

Mot ou expression qui n'est plus en usage et qu'on n'emploie plus que par affectation.

aspectuel

adj.

Qui distingue, en linguistique, la manière dont l'action exprimée par le verbe est envisagée dans sa durée, son développement ou son achèvement. Aspect perfectif, imperfectif, inchoatif.

assertion

(n. f.) Etym. Du latin assertio, «action d'affirmer, de prétendre».

Acte de langage consistant à transmettre un contenu sur un mode qui n'est ni celui de l'interrogation ni celui de l'ordre: la proposition qu'on avance est donnée pour vraie . L'assertion peut être de forme affirmative ou négative.

avaro

(n. m.) Etym. Dérivé, avec le suffixe populaire -o, d'avarie.

Argot. (vieilli) Difficulté sérieuse, problème majeur, dommage important. Titre de roman : La pêche aux avaros (trad. fr. 1975) de David Goodis.

bénéfactif

adj.

Valeur d'une construction dont la fonction est d'exprimer la notion « au bénéfice de », « pour le compte de », « en faveur de ».

bide
faire un bide

(n.m.)

Familier : un échec, d'abord en parlant d'un spectacle

biisme

(n. m.) Etym. Dérivé du préfixe bi-, « deux », employé comme substantif.

Fait de pratiquer une sexualité qui ne se limite pas aux personnes du sexe opposé. [La langue populaire désigne cette pratique par l'expression : « être à voile et à vapeur ».]

bleu
être bleu

adj.

Familier: être stupéfait, être irrité, être affecté (au point que le visage en devienne bleu).

branché, e

(part. passé et adj.). ± 1980, en ce sens.

A la mode. Désigne, en matière de comportement - en particulier linguistique - ce qui caractérise certains milieux professionnels (publicité, médias, musique) ou sociaux, dans leur volonté de se distinguer par leur modernité.

Anglomanie (feeling), tics de langage (j'veux dire, à la limite), vocabulaire d'inspiration psychanalytique (somatiser) ou philosophique (assumer), tiré de l'argot (flinguer), ou du verlan (keuf) sont quelques-uns des traits par quoi se reconnaît la langue branchée.

Voir Pierre MERLE.- Dictionnaire du français branché, suivi du Guide du français tic et toc.- Paris, Editions du Seuil, 1989.- 233 p.- Coll. Point Virgule n° 68.

broco

(n. m.) Etym. Dérivé, avec le suffixe populaire -o, de broc, lui-même issu, par apocope, de brocanteur.

Argot. (vieilli) Brocanteur

caïd

(n. m.) Etym. Emprunté de l'arabe qa'id, « chef ».

Argot. Chef de bande jouissant d'une grande autorité.

calembour

(n. m.) XVIIIe siècle. Etymologie obscure, peut-être dérivé régressif de calembourdaine, variante de calembredaine.

Jeu de mots fondé sur la différence de sens existant entre des mots unis par une similitude ou une proximité de sons, sans égard à l'orthographe. Notre Père de Gand, désignant sous la Restauration Louis XVIII, réfugié à Gand pendant les Cent-Jours, ou le veau qu'a bu l'air, sont des calembours.

canon
un prix canon

Canon dans le langage branché de cette fin de siècle désigne d'abord une fille splendide, sans doute parce qu'elle correspond aux canons (au sens de règles) de la beauté, c'est un canon .
De là, par extension, le terme a pris un sens superlatif plus général qui le rend susceptible d'être affecté à des objets de nature très diverse : un film canon, une idée canon, et il se contente alors de désigner cet objet comme étant le meilleur dans sa catégorie.

canonique

(adj.)

Qui est conforme à une règle, qui correspond à une norme. La forme canonique d'un mot. Spécialement. D'âge canonique, se dit familièrement d'une femme d'au moins quarante ans, âge minimum imposé par l'Eglise aux servantes des ecclésiastiques (à une époque où l'on était déjà vieux à trente ans).

carabiné

adj.

D'abord en parlant d'un vent au sens de « intermittent », puis « en rafales violentes ». Familier : Violent, grave, fort. Une grippe, une gifle, une cuite carabinée.

caviste

(n. m.) Etym. Dérivé de cave.

Employé chargé des vins, commerçant qui en débite.

ceindre

(v. tr.). Du latin cingere, de même sens.

Entourer. «De hautes murailles ceignent la ville.»

chaland

(n. m.). vieilli . acheteur, client.

Etre bien achalandé, de la part d'un marchand, signifiait «avoir beaucoup de chalands, donc de clients», avant que l'usage n'impose le sens actuel: «avoir beaucoup de marchandises».

chiasme

(n. m.) Etym. Dérivé du grec khiasmos, « disposition en croix »,de khi, lettre grecque en forme de X.

Figure de rhétorique consistant à répéter une séquence de deux éléments en inversant leur ordre, sur le modèle ABBA.

chinook

(n. m.)

Pidgin utilisé en Amérique du Nord sur la côte du Pacifique et fondé sur une langue amérindienne.

choper

(v.tr.) Etymologie obscure. Peut-être variante de chiper, «dérober un objet de peu de valeur».

Populaire. Au sens premier voler, d'où par extension, attraper. «J'ai chopé un rhume, une contravention.» «Il s'est fait choper par les flics.»

ciguë

(n. f.) Etym. Emprunté du latin.

Plante toxique, poison qui en est extrait. «Socrate fut condamné à boire la ciguë.»

clivage

(n. m.).

Grammaire. Opération consistant à extraire un constituant d'une phrase, à le placer au début de celle-ci, tout en l'encadrant par le présentatif c'est et le pronom relatif qui ou que. Dans «C'est mon père qui aime le chocolat», la phrase «Mon père aime le chocolat» a fait l'objet d'un clivage.

comptine

(n. f.).


Formule plus ou moins longue chantée ou récitée par les enfants et servant à déterminer, au moyen de la dernière syllabe prononcée, à qui sera dévolu un rôle particulier dans un jeu donné.

Un exemple de comptine :

Une bague en or
Tu sors !
Une bague en acier
Tu y es !
Un dé en or
Tu sors !
Un, deux, trois
L'imbécile,
C'est toi !

confit

(n. m.) Emploi substantivé de l'adjectif confit, «conservé dans du sucre, du vinaigre, du sel, de la graisse.»

Morceau de viande, quartier de volaille, cuits et conservés dans leur graisse. Un bocal de confit d'oie. Du confit de canard.

connivence

n.f. du bas latin "conniventia", lui-même de "connivere" « cligner les yeux »

Complicité, accord tacite.Agir, être de connivence avec qqn. Un sourire de connivence.

datif

(n.m.)

Dans les langues à flexion, cas qui exprime la relation de l'objet indirect. Rôle sémantique rempli par l'être animé affecté par l'état ou l'action dénotée par le verbe, le bénéficiaire.

déverbal

(n.m.)

Nom dérivé du radical d'un verbe et dépourvu de suffixe.
Grogne est le déverbal de grogner, bouffe, de bouffer, cumul, de cumuler.

déviant

(part. présent, adj., n.) XXe siècle.

Qui dévie, s'écarte de la règle. Un comportement déviant. Des propos déviants. Une attitude déviante.

Individu dont le comportement s'écarte de la norme sociale. Un établissement spécialisé pour déviants.

dévoilement

(n. m.)

Fait de se dévoiler. Action consistant à révéler ce qui était resté caché jusque là. Résultat de cette action. Le dévoilement de ses charmes par l'effeuilleuse fut trop rapide aux yeux des spectateurs. On attend de sa déclaration de politique générale un dévoilement de la stratégie du premier ministre.

dichotomie

(n. f.).

Logique. Division d'un ensemble en deux sous-ensemble. On procède par dichotomie quand on sépare le genre animal en Vertébrés et Invertébrés.

duratif

(adj.)

Aspect duratif, celui d'une action exprimée par un verbe, et considérée dans son développement ou sa durée.

élidé

(n. f.)

Etym. : Dérivé de prédiquer ou prédicat.

Ling. Fait d'attribuer des propriétés à un être ou à un objet se traduisant sur le plan syntaxique par la relation qui unit le groupe nominal au groupe verbal.

ellipse

(n. f.)

Procédé consistant à supprimer un ou plusieurs mots qui ne sont pas indispensables à la compréhension et à l'absence desquels on peut suppléer.
« Jacques a dix ans et son frère quatre » est une ellipse discursive.
Le vers d'Andromaque : « Je t'aimais inconstant, qu'aurais-je fait, fidèle ? » offre une ellipse.

empathie

(n.f.)

Capacité à comprendre autrui en ressentant à l'identique ses émotions et ses sentiments.

énonciateur

(n. m.)

Sujet parlant en tant qu'il se situe dans son énoncé par rapport à l'allocutaire, à sa propre énonciation et au monde.

entériner

(v.tr.)

Au sens premier, rendre définitif un acte.
Par extension, approuver (un rapport, une décision), le cas échéant, en le mettant en application.

éponyme

(adj.)

Qui donne son nom à qqn, à qqch. Dieux éponymes, héros éponymes.
Athéna était la déesse éponyme d'Athènes. L'archonte éponyme donnait son nom à l'année.

esclandre

(n. m.) Etym. Forme populaire du latin scandalum, «obstacle, pierre d'achoppement»

Querelle publique et bruyante contre qq'un ou à propos de qq chose. Faire de l'esclandre. Faire un esclandre à qq'un

étiquette

(n. f.) Etym. D'après le nom d'un formulaire dressé pour organiser l'emploi du temps de Philippe le Bon, duc de Bourgogne,et utilisant des étiquettes pour marquer les préséances.

Cérémonial observé dans une Cour (princière, royale, etc.). Par extension : formes cérémonieuses, protocole. [Comme la réalité qu'il évoque, le mot tend à ne plus avoir qu'un caractère historique.]

éventaire

(n. m.) origine obscure.

Etalage en plein air de produits à vendre par un commerçant. L'éventaire du fleuriste, du boucher, d'un bouquiniste.

faire des siennes

Faire ses bêtises ou ses folies coutumières.

familles
... des familles

familier et populaire : banal, classique, sans prétention, mais néanmoins de bonne qualité.

feindre

(v. tr. et intr.) Etym. Du latin fingere, « pétrir, modeler façonner, imaginer ».

Littéraire. Faire apparaître un comportement destiné à tromper autrui. Feindre la surprise, le sommeil, l'ignorance.

Feindre de + infinitif. Faire semblant de. Il a feint d'être étonné.

fustiger

Du verbe latin tardif fustigare, «frapper à coups de bâton.»

Littéraire. Au sens figuré : critiquer vivement, blâmer, condamner avec sévérité. Paul Nizan a fustigé les philosophes officiels de la Troisième République en les qualifiant de chiens de garde.

glose

(n.f.)

Annotation en marge d'un texte expliquant un mot ou un passage obscur.
Par extension. Commentaire critique d'un texte.
Une glose marginale, interlinéaire.
Le sonnet Voyelles d'Arthur Rimbaud a donné naissance à d'innombrables gloses.

homophonie

(n.f.) XIXe

Identité phonétique de deux ou plusieurs unités significatives.
L'homophonie de sceau, sot, seau et saut est un classique du genre.

impliquer

(v. tr.)

Entraîner, avoir pour conséquence. Gouverner implique le respect des engagements pris devant les électeurs. Par affaiblissement de sens, accompagner nécessairement, supposer.

inchoatif

(adj.) du latin "inchoativus", de "inchoare" « commencer » 

Qui sert à exprimer une action commençante, un devenir, une progression.

incoercible

(adj.). Dérivé de coercible, lui même dérivé savant du latin coercere, «contraindre.»

Littéraire. Qui ne peut être contraint, retenu, réprimé. Les vagues ont balayé la digue avec une force incoercible. Une envie de rire incoercible.

indu, -ue

(adj.).
Même si le mot est formé de in- et , participe passé de devoir, indu n'a pas de circonflexe.

Contraire à la règle, aux usages, à la raison.
En particulier, une heure indue (très usuel), heure tadive ou impropre pour telle activité.

inhérent

(adj.).

Qui est joint de manière inséparable à un être, à une chose.

injonction

(n.f.)

Action d'enjoindre, d'ordonner expressément; Recevoir l'injonction de faire qqch.

jouxter

(v. tr.). Dérivé de jouxte, préposition qui n'est plus usitée.

Vieilli. Etre situé près de quelque chose, être proche à le toucher, être contigu. «Le cimetière jouxtait la chapelle.»

langue verte

(loc.)

Langue familière contenant des mots argotiques. Parler argot, pratiquer la langue verte.

laudatif, -ve

(adj.)

Qui contient ou qui fait un éloge.
Un critique laudatif, une critique laudative.

mégacôlon

(n.m.) XXe, composé de méga- et côlon.

Dilatation du gros intestin avec épaississement des parois. Un mégacôlon de toxicomane.

mégalithe

(n.m.) XIXe, composé de méga- et -lithe (du grec lithos, "pierre").

Monument fait de pierres érigées de grande taille. La culture des mégalithes préhistoriques a été longtemps attribuée par erreur aux Gaulois.

mégathérium

(n.m.) XVIIe, composé de méga- et du grec therion, "bête sauvage"

Mammifère édenté de grande taille, fossile de l'ère quaternaire, qu'on trouve en Amérique du Sud.

mémère

(n. f.). De mère, avec un redoublement enfantin de l'initiale.

D'abord hypocoristique, puis dépréciatif, pour désigner une femme âgée. S'emploie en particulier pour qualifier une femme dès lors qu'elle témoigne d'un amour jugé excessif pour des animaux domestiques.

métaphore

(n.f.)

Procédé consistant à utiliser un terme concret dans un sens abstrait sans que cette comparaison implicite soit introduite par « comme ». Ce gamin est un vrai singe. Dans le drame de Victor Hugo Hernani est un lion superbe et généreux.

modaliser

(v. tr.).

De la part d'un locuteur, fournir par des moyens linguistiques des indications sur son degré d'adhésion à son propre énoncé. Les adverbes peut-être ou sans doute, une incise comme selon moi, des verbes comme devoir ou pouvoir, un conditionnel ou un futur sont quelques-unes des marques par lesquelles on modalise son énoncé.

modulation

(n. f.)

Changement de ton, d'intensité, de hauteur dans l'émission du son ou de la voix.

oblong, oblongue

(adj.)

Qui est plus long que large. Une caisse oblongue. La Crète est une île de forme oblongue. Un livre de format oblong.

onomatopée

(n.f.) XVIe siècle.

Mode de formation des mots par lequel un son vocal est censé représenter un bruit naturel ou le cri d'un animal. Mot ainsi produit. Teu-teuf, crac-crac et boum-boum sont des onomatopées.

orthoépie

(n.f.) XIXe siècle, composé savant du grec ortho- "droit, correct" et epos, "parole".

Phonétique normative prescrivant les prononciations correctes.

placarder

(v. tr.) XVIe siècle. De placard, au sens d'avis.

Afficher, couvrir d'affiches. Apposer. Placarder un avis de recherche, une note de service, un avertissement, une ordonnance de police.

pouce !

Familier. Interjection (accompagnée d'un geste consistant en une main fermée avec le pouce levé) qui sert aux enfants à demander l'arrêt immédiat et momentané du jeu auquel ils prennent part.

pouce (sur le)

(exp.)

Expression familière. Le fait de prendre un aliment debout, sans assiette, sans se mettre à table. Déjeuner sur le pouce. Par extension : manger à la hâte, très vite. La langue populaire utilise avec un sens analogue : manger avec un lance-pierre.

prédication

(n. f.) Etym. : Dérivé de prédiquer ou prédicat.

Ling. Fait d'attribuer des propriétés à un être ou à un objet se traduisant sur le plan syntaxique par la relation qui unit le groupe nominal au groupe verbal. Proférer des paroles, des insultes, des mensonges, des insanités, des menaces.

proférer

(v. tr.)

Prononcer à haute voix, énoncer (avec une certaine véhémence). Proférer des paroles, des insultes, des mensonges, des insanités, des menaces.

prototypique

Prototypique est ici à comprendre comme un synonyme de fondamental. Il désigne ce qui est le plus représentatif parmi une classe d'objets.
L'emploi de ce terme (sous sa forme anglaise) remonte au milieu des années 1970 et plus précisément aux recherches d'Eleanor Rosch, psychologue à l'université de Berkeley, qui y mena une série d'expériences montrant que les sujets testés s'accordent sur les caractéristiques d'un modèle idéal pour chacun des ensembles que constituent par exemple les oiseaux, les outils, les légumes.
Si par exemple on demande de choisir parmi autruche, pingouin, colibri, chouette, faisan, pigeon, moineau, etc. celui qui est le plus exemplaire de la classe des oiseaux, l'oiseau qui est en quelque sorte « plus oiseau que les autres », on constate un accord général pour déclarer le moineau ou le pigeon plus représentatifs de la classe, ou plus prototypiques, en ce qu'ils possèdent les traits les plus communs attachés à celle-ci.

raviser (se)

(v. pronominal)

Changer d'avis, revenir sur une décision, un engagement, une résolution. Au moment où il allait s'engager dans la Légion étrangère par désespoir d'amour, il s'est ravisé.

rébarbatif, ve

(adj.)

Qui repousse par une apparence désagréable et sans attrait. Un air rébarbatif, un air sévère. Au sens figuré, ennuyeux, difficile à comprendre par tout un chacun. Un mot, un article, un livre rébarbatifs.

réseau

(n. m.)

Emploi spécialisé. Ensemble de plusieurs ordinateurs situés dans des lieux distants et qui échangent des informations par transfert de données numériques.

resquille

(n. f.) Etym. Déverbal de resquiller.

Action qui consiste soit à éviter de payer pour un spectacle ou un moyen de transport, soit à passer avant son tour dans une file d'attente. [Ce terme, comme le nom resquilleur qui lui est associé, n'a rien perdu de sa vitalité dans la langue familière. «C'est difficile de resquiller au cinéma en passant par la sortie de secours, ils ont mis des caméras.» «A la queue les resquilleurs !»]

ringardisation

(n. f.) Etym. Déverbal de ringardiser, lui-même dérivé par plaisanterie de ringardise.

Processus par lequel un objet, une personne ou une idée prennent un caractère démodé et vieillot. [Ringard, d'où dérivent ces deux mots, est apparu à la fin des années cinquante et a d'abord désigné un comédien médiocre puis tout individu incapable, bon à rien. Comme adjectif il signifie de mauvaise qualité, démodé, vieilli. «Un chapeau, un chanteur, un spectacle ringard.» «Une soirée, une musique ringarde.»]

sémantique

n. f. et adj. ; du grec "sêmantikos" « qui signifie », de "sêmainein" « signifier » 

n.f. : Étude du langage considéré du point de vue du sens.
adj. : Relatif à la sémantique.
Champ sémantique : ensemble de mots et de notions qui se rapportent à un même domaine conceptuel ou psychologique.

soupirant

(n. m.)

Vieilli et plaisant. Amoureux, homme qui aspire à l'amour d'une femme en secret ou en manifestant ses sentiments avec discrétion. Sa froideur décourage ses nombreux soupirants.

strié, striée

(adj.)

Qui est couvert de traits ou de rayures parallèles, marqué de sillons plus ou moins profonds. Une lime est finement striée. Une coquille, une colonne, une tige, une roche striée. Un muscle strié.

syntagme

(n. m.) Terme de linguistique qui désigne, depuis F. de Saussure (1916), toute combinaison de mots ou de morphèmes rencontrée dans la chaîne parlée : nous reviendons, le temps est frais, intervenir.

Dans la linguistique structurale, un syntagme est un groupe d'éléments linguistiques formant une unité et prenant place dans une unité de niveau supérieur : on parlera d'un syntagme nominal, ou verbal, ou adverbial, chacun d'eux étant un des constituants de la phrase.

tarte

Familier et populaire : une gifle, un coup.

taulard

(n.m.) Etym. Dérivé de taule, au sens de prison.

Vulg. Prisonnier.

traiteur

(n.m.)

Celui dont le commerce consiste à fournir des repas ou des plats qui seront consommés au domicile des clients. Le buffet venait d'un excellent traiteur. Un charcutier traiteur.

triche

(n.f.) Etym. Déverbal de tricher.

Familier. Action de tricher, de tromper dans un jeu. «C'est de la triche.»

truand

(n.m.)

Malfaiteur, bandit, gangster.

valence

Capacité d'une catégorie grammaticale, par exemple le verbe, à imposer aux constituants qui l'entourent des structures syntaxiques déterminées.
Les verbes donner ou poser qui dénotent un procès réclamant trois constituants (un sujet et deux compléments) sont de valence 3.

verlanisation

(n.f.) Etym. de verlan (« à l'envers » > lanver > verlan), 1970 ;

Procédé de création lexicale par inversion des syllabes d'un mot selon des règles variables.
Dans la langue des banlieues, keum pour « mec », meuf pour « femme », ouam pour « moi », peucho pour « choper », àdonf pour « à fond », tromé pour « métro », sont des exemples de verlanisation.



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