Lexique de la chronique langue
françaisex
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à bon escient
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(loc.)
Avec de bonnes raisons. Avec à-propos. Avec
discernement. Agir, parler, intervenir, acheter à bon escient.
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acrostiche
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(n. m.) Etym. Emprunté du grec akrostikhis,
proprement «vers dont l'extrémité a un rôle particulier».
Pièce de vers dont les lettres initiales, lues de
haut en bas, forment un nom de personne ou de chose, une dédicace, un mot
clef, une phrase. En voici un exemple de Guillaume Apollinaire dans un tercet
extrait d'un des Poèmes à Lou:
L'Amour est libre il n'est jamais soumis au sort
O Lou le mien est plus fort encore que la mort Un coeur
le mien te suit dans ton voyage au Nord.
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affixe
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(n. m.)
Linguistique. Elément signifiant qui se fixe au
radical d'un mot, au début (préfixe), à la fin (suffixe),
ou au milieu (infixe), pour en modifier le sens ou la fonction.
L'adjectif suburbain contient deux affixes, sub- et -ain. |
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agglutiné
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(part. passé et adj.) 1817 en ce sens.
Linguistique. Qui a été ajouté à
un mot de base par simple juxtaposition, sans fusion, en particulier quand il
s'agit d'un suffixe par rapport à une racine. En turc, comme dans toutes
les langues agglutinantes, les marques porteuses différents rapports
grammaticaux sont agglutinées : köylerin, «des
villages», est formé par addition à köy,
«village», d'une marque de pluriel, ler, et de génitif,in.
Soudé, en parlant de mots originellement distincts. Dans
«aujourd'hui», quatre mots se sont agglutinés.
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aguicher
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(v. tr.) XIXe siècle
En parlant des femmes, chercher à séduire par
des manières engageantes, coquettes, ou provocantes. Elle sait
l'art d'aguicher les hommes mûrs et faciles à tenter. |
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anathème
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(n. m.) Etym. Emprunté par le latin chrétien
du grec anathema, -atos, «ce qu'on place au-dessus», d'où
«offrande, victime», puis «objet de malédiction» et «acte
par lequel un être est frappé de malédiction».
Excommunication prononcée dans la religion
catholique contre un hérétique. Lancer l'anathème
contre quelqu'un. Frapper d'anathème une doctrine. Par ext. Blâme
solennel, réprobation absolue. Faire l'objet de violents anathèmes.
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apocope
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(n. f.) Etym. : par le latin, remonte au verbe grec ,
apokoptein, « retrancher ».
Changement phonétique consistant en la chute d'un ou
plusieurs sons ou syllabes à la finale d'un mot. Les mots métro,
cinéma et auto viennent par apocope de
métropolitain, cinématographe et automobile.
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apogée
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(n. m.) Etym. Emprunté du grec scientifique apogaeum
lui-même du grec apogeion, «point éloigné de
la Terre».
Point où la Lune se trouve à sa plus grande
distance de la Terre. Par ext. Se dit aussi du Soleil. Le Soleil est à
son apogée en juillet. Au sens figuré. Le plus haut point
d'élévation. L'apogée du règne de Louis
XIV. |
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archaïsme
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(n. m.) Etym. Du grec arkhaismos, de même
sens.
Mot ou expression qui n'est plus en usage et qu'on
n'emploie plus que par affectation. |
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aspectuel
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adj.
Qui distingue, en linguistique, la manière dont
l'action exprimée par le verbe est envisagée dans sa durée,
son développement ou son achèvement. Aspect perfectif,
imperfectif, inchoatif. |

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assertion
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(n. f.) Etym. Du latin assertio, «action
d'affirmer, de prétendre».
Acte de langage consistant à transmettre un contenu
sur un mode qui n'est ni celui de l'interrogation ni celui de l'ordre: la
proposition qu'on avance est donnée pour vraie . L'assertion peut être
de forme affirmative ou négative.
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avaro
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(n. m.) Etym. Dérivé, avec le suffixe
populaire -o, d'avarie.
Argot. (vieilli) Difficulté sérieuse, problème
majeur, dommage important. Titre de roman : La pêche aux avaros
(trad. fr. 1975) de David Goodis.
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bénéfactif
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adj.
Valeur d'une construction dont la fonction est d'exprimer
la notion « au bénéfice de », « pour le compte de »,
« en faveur de ». |
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bide faire un bide
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(n.m.)
Familier : un échec, d'abord en parlant d'un
spectacle |
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biisme
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(n. m.) Etym. Dérivé du préfixe bi-, «
deux », employé comme substantif.
Fait de pratiquer une sexualité qui ne se limite pas
aux personnes du sexe opposé. [La langue populaire désigne cette
pratique par l'expression : « être à voile et à vapeur ».]
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bleu être bleu |
adj.
Familier: être stupéfait, être irrité,
être affecté (au point que le visage en devienne bleu). |
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branché, e
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(part. passé et adj.). ± 1980, en ce sens.
A la mode. Désigne, en matière de
comportement - en particulier linguistique - ce qui caractérise certains
milieux professionnels (publicité, médias, musique) ou sociaux,
dans leur volonté de se distinguer par leur modernité.
Anglomanie (feeling), tics de langage (j'veux dire, à la
limite), vocabulaire d'inspiration psychanalytique (somatiser) ou philosophique
(assumer), tiré de l'argot (flinguer), ou du verlan (keuf) sont
quelques-uns des traits par quoi se reconnaît la langue branchée.
Voir Pierre MERLE.- Dictionnaire du français branché,
suivi du Guide du français tic et toc.- Paris, Editions du Seuil, 1989.-
233 p.- Coll. Point Virgule n° 68.
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broco
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(n. m.) Etym. Dérivé, avec le suffixe
populaire -o, de broc, lui-même issu, par apocope, de brocanteur.
Argot. (vieilli) Brocanteur |

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caïd
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(n. m.) Etym. Emprunté de l'arabe qa'id, « chef
».
Argot. Chef de bande jouissant d'une grande autorité.
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calembour
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(n. m.) XVIIIe siècle. Etymologie obscure, peut-être
dérivé régressif de calembourdaine, variante de
calembredaine.
Jeu de mots fondé sur la différence de sens
existant entre des mots unis par une similitude ou une proximité de sons,
sans égard à l'orthographe. Notre Père de Gand, désignant
sous la Restauration Louis XVIII, réfugié à Gand pendant
les Cent-Jours, ou le veau qu'a bu l'air, sont des calembours. |
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canon un
prix canon
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Canon dans le langage branché de cette fin de siècle
désigne d'abord une fille splendide, sans doute parce qu'elle correspond
aux canons (au sens de règles) de la beauté, c'est un canon
. De là, par extension, le terme a pris un sens superlatif plus
général qui le rend susceptible d'être affecté à
des objets de nature très diverse : un film canon, une idée
canon, et il se contente alors de désigner cet objet comme étant
le meilleur dans sa catégorie.
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canonique
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(adj.)
Qui est conforme à une règle, qui correspond à
une norme. La forme canonique d'un mot. Spécialement.
D'âge canonique, se dit familièrement d'une femme
d'au moins quarante ans, âge minimum imposé par l'Eglise aux
servantes des ecclésiastiques (à une époque où l'on était
déjà vieux à trente ans).
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carabiné
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adj.
D'abord en parlant d'un vent au sens de « intermittent
», puis « en rafales violentes ». Familier : Violent, grave,
fort. Une grippe, une gifle, une cuite carabinée.
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caviste
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(n. m.) Etym. Dérivé de cave.
Employé chargé des vins, commerçant
qui en débite. |
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ceindre
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(v. tr.). Du latin cingere, de même
sens.
Entourer. «De hautes murailles ceignent la ville.» |
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chaland
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(n. m.). vieilli . acheteur, client.
Etre bien achalandé, de la part d'un marchand,
signifiait «avoir beaucoup de chalands, donc de clients», avant que
l'usage n'impose le sens actuel: «avoir beaucoup de marchandises». |
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chiasme
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(n. m.) Etym. Dérivé du grec khiasmos,
« disposition en croix »,de khi, lettre grecque en forme de X.
Figure de rhétorique consistant à répéter
une séquence de deux éléments en inversant leur ordre, sur
le modèle ABBA. |
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chinook
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(n. m.)
Pidgin utilisé en Amérique du Nord sur la côte
du Pacifique et fondé sur une langue amérindienne. |
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choper
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(v.tr.) Etymologie obscure. Peut-être variante de
chiper, «dérober un objet de peu de valeur».
Populaire. Au sens premier voler, d'où par
extension, attraper. «J'ai chopé un rhume, une contravention.» «Il
s'est fait choper par les flics.» |

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ciguë
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(n. f.) Etym. Emprunté du latin.
Plante toxique, poison qui en est extrait. «Socrate
fut condamné à boire la ciguë.» |

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clivage
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(n. m.).
Grammaire. Opération consistant à extraire un
constituant d'une phrase, à le placer au début de celle-ci, tout
en l'encadrant par le présentatif c'est et le pronom
relatif qui ou que. Dans «C'est mon père
qui aime le chocolat», la phrase «Mon père aime le chocolat»
a fait l'objet d'un clivage. |
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comptine
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(n. f.).
Formule plus ou moins longue chantée ou récitée
par les enfants et servant à déterminer, au moyen de la dernière
syllabe prononcée, à qui sera dévolu un rôle
particulier dans un jeu donné.
Un exemple de comptine :
Une bague en or
Tu sors !
Une bague en acier
Tu y es !
Un dé en or
Tu sors !
Un, deux, trois L'imbécile, C'est toi !
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confit
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(n. m.) Emploi substantivé de l'adjectif confit, «conservé
dans du sucre, du vinaigre, du sel, de la graisse.»
Morceau de viande, quartier de volaille, cuits et conservés
dans leur graisse. Un bocal de confit d'oie. Du confit de canard. |
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connivence
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n.f. du bas latin "conniventia", lui-même
de "connivere" « cligner les yeux »
Complicité, accord tacite.Agir, être
de connivence avec qqn. Un sourire de connivence.
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datif
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(n.m.)
Dans les langues à flexion, cas qui exprime la
relation de l'objet indirect. Rôle sémantique rempli par l'être
animé affecté par l'état ou l'action dénotée
par le verbe, le bénéficiaire. |
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déverbal
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(n.m.)
Nom dérivé du radical d'un verbe et dépourvu
de suffixe.
Grogne est le déverbal de grogner, bouffe, de bouffer,
cumul, de cumuler.
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déviant
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(part. présent, adj., n.) XXe siècle.
Qui dévie, s'écarte de la règle.
Un comportement déviant. Des propos déviants. Une
attitude déviante.
Individu dont le comportement s'écarte
de la norme sociale. Un établissement spécialisé
pour déviants.
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dévoilement
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(n. m.)
Fait de se dévoiler. Action consistant à révéler
ce qui était resté caché jusque là. Résultat
de cette action. Le dévoilement de ses charmes par
l'effeuilleuse fut trop rapide aux yeux des spectateurs. On attend de sa déclaration
de politique générale un dévoilement de la stratégie
du premier ministre. |
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dichotomie
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(n. f.).
Logique. Division d'un ensemble en deux sous-ensemble.
On procède par dichotomie quand on sépare le genre animal
en Vertébrés et Invertébrés. |
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duratif
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(adj.)
Aspect duratif, celui d'une action exprimée par un
verbe, et considérée dans son développement ou sa durée.
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élidé
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(n. f.) Etym. : Dérivé de prédiquer
ou prédicat.
Ling. Fait d'attribuer des propriétés à un être
ou à un objet se traduisant sur le plan syntaxique par la relation qui
unit le groupe nominal au groupe verbal. |

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ellipse |
(n. f.)
Procédé consistant à supprimer un ou
plusieurs mots qui ne sont pas indispensables à la compréhension
et à l'absence desquels on peut suppléer.
« Jacques a dix ans et son frère quatre » est une
ellipse discursive.
Le vers d'Andromaque : « Je t'aimais inconstant, qu'aurais-je fait,
fidèle ? » offre une ellipse. |
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empathie
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(n.f.)
Capacité à comprendre autrui en ressentant à
l'identique ses émotions et ses sentiments. |
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énonciateur
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(n. m.)
Sujet parlant en tant qu'il se situe dans son énoncé
par rapport à l'allocutaire, à sa propre énonciation et au
monde. |
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entériner
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(v.tr.)
Au sens premier, rendre définitif un acte.
Par extension, approuver (un rapport, une décision), le cas échéant,
en le mettant en application.
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éponyme
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(adj.)
Qui donne son nom à qqn, à qqch. Dieux éponymes,
héros éponymes.
Athéna était la déesse éponyme d'Athènes.
L'archonte éponyme donnait son nom à l'année.
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esclandre
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(n. m.) Etym. Forme populaire du latin scandalum, «obstacle,
pierre d'achoppement»
Querelle publique et bruyante contre qq'un ou à
propos de qq chose.
Faire de l'esclandre. Faire un esclandre à qq'un
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étiquette
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(n. f.) Etym. D'après le nom d'un formulaire dressé
pour organiser l'emploi du temps de Philippe le Bon, duc de Bourgogne,et
utilisant des étiquettes pour marquer les préséances.
Cérémonial observé dans une Cour
(princière, royale, etc.). Par extension : formes cérémonieuses,
protocole. [Comme la réalité qu'il évoque, le mot tend à
ne plus avoir qu'un caractère historique.] |
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éventaire
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(n. m.) origine obscure.
Etalage en plein air de produits à vendre par un
commerçant. L'éventaire du fleuriste, du boucher, d'un
bouquiniste. |
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faire des siennes
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Faire ses bêtises ou ses folies coutumières. |
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familles ... des
familles
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familier et populaire : banal, classique, sans prétention,
mais néanmoins de bonne qualité. |
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feindre
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(v. tr. et intr.) Etym. Du latin fingere, «
pétrir, modeler façonner, imaginer ».
Littéraire. Faire apparaître un comportement
destiné à tromper autrui. Feindre la surprise, le
sommeil, l'ignorance.
Feindre de + infinitif. Faire semblant
de. Il a feint d'être étonné.
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fustiger |
Du verbe latin tardif fustigare, «frapper à
coups de bâton.»
Littéraire. Au sens figuré : critiquer
vivement, blâmer, condamner avec sévérité. Paul Nizan
a fustigé les philosophes officiels de la Troisième République
en les qualifiant de chiens de garde. |
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glose |
(n.f.)
Annotation en marge d'un texte expliquant un mot ou un
passage obscur.
Par extension. Commentaire critique d'un texte.
Une glose marginale, interlinéaire. Le sonnet Voyelles
d'Arthur Rimbaud a donné naissance à d'innombrables gloses.
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homophonie
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(n.f.) XIXe
Identité phonétique de deux ou plusieurs unités
significatives.
L'homophonie de sceau, sot, seau et saut est un classique du genre.
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impliquer
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(v. tr.)
Entraîner, avoir pour conséquence. Gouverner
implique le respect des engagements pris devant les électeurs.
Par affaiblissement de sens, accompagner nécessairement, supposer.
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inchoatif
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(adj.) du latin "inchoativus", de "inchoare"
« commencer »
Qui sert à exprimer une action commençante,
un devenir, une progression. |

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incoercible
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(adj.). Dérivé de coercible, lui même dérivé
savant du latin coercere, «contraindre.»
Littéraire. Qui ne peut être contraint,
retenu, réprimé. Les vagues ont balayé la digue avec une
force incoercible. Une envie de rire incoercible. |
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indu, -ue
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(adj.). Même si le mot est formé de in-
et dû , participe passé de devoir, indu n'a pas de
circonflexe.
Contraire à la règle, aux usages, à la
raison.
En particulier, une heure indue (très usuel), heure tadive
ou impropre pour telle activité. |
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inhérent
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(adj.).
Qui est joint de manière inséparable à
un être, à une chose.
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injonction
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(n.f.)
Action d'enjoindre, d'ordonner expressément;
Recevoir l'injonction de faire qqch. |

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jouxter
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(v. tr.). Dérivé de jouxte, préposition
qui n'est plus usitée.
Vieilli. Etre situé près de quelque chose, être
proche à le toucher, être contigu. «Le cimetière
jouxtait la chapelle.» |

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langue verte
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(loc.)
Langue familière contenant des mots argotiques. Parler
argot, pratiquer la langue verte. |

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laudatif, -ve
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(adj.)
Qui contient ou qui fait un éloge. Un
critique laudatif, une critique laudative.
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mégacôlon
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(n.m.) XXe, composé de méga- et côlon.
Dilatation du gros intestin avec épaississement des
parois.
Un mégacôlon de toxicomane.
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mégalithe
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(n.m.) XIXe, composé de méga- et -lithe (du
grec lithos, "pierre").
Monument fait de pierres érigées de grande
taille.
La culture des mégalithes préhistoriques a été
longtemps attribuée par erreur aux Gaulois. |
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mégathérium
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(n.m.) XVIIe, composé de méga- et du grec
therion, "bête sauvage"
Mammifère édenté de grande taille,
fossile de l'ère quaternaire, qu'on trouve en Amérique du Sud.
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mémère
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(n. f.). De mère, avec un redoublement enfantin de
l'initiale.
D'abord hypocoristique, puis dépréciatif,
pour désigner une femme âgée. S'emploie en particulier pour
qualifier une femme dès lors qu'elle témoigne d'un amour jugé
excessif pour des animaux domestiques. |
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métaphore
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(n.f.)
Procédé consistant à utiliser un terme
concret dans un sens abstrait sans que cette comparaison implicite soit
introduite par « comme ». Ce gamin est un vrai singe. Dans le
drame de Victor Hugo Hernani est un lion superbe et généreux. |
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modaliser
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(v. tr.).
De la part d'un locuteur, fournir par des moyens
linguistiques des indications sur son degré d'adhésion à
son propre énoncé. Les adverbes peut-être
ou sans doute, une incise comme selon moi,
des verbes comme devoir ou pouvoir, un conditionnel
ou un futur sont quelques-unes des marques par lesquelles on
modalise son énoncé.
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modulation
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(n. f.)
Changement de ton, d'intensité, de hauteur dans l'émission
du son ou de la voix. |

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oblong, oblongue
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(adj.)
Qui est plus long que large.
Une caisse oblongue. La Crète est une île de forme
oblongue. Un livre de format oblong.
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onomatopée
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(n.f.) XVIe siècle.
Mode de formation des mots par lequel un son vocal est censé
représenter un bruit naturel ou le cri d'un animal. Mot ainsi produit.
Teu-teuf, crac-crac et boum-boum sont des onomatopées.
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orthoépie
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(n.f.) XIXe siècle, composé savant du grec
ortho- "droit, correct" et epos, "parole".
Phonétique normative prescrivant les prononciations
correctes. |
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placarder
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(v. tr.) XVIe siècle. De placard,
au sens d'avis.
Afficher, couvrir d'affiches. Apposer. Placarder
un avis de recherche, une note de service, un avertissement, une ordonnance de
police. |
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pouce !
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Familier. Interjection (accompagnée d'un geste
consistant en une main fermée avec le pouce levé) qui sert aux
enfants à demander l'arrêt immédiat et momentané du
jeu auquel ils prennent part. |
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pouce (sur le)
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(exp.)
Expression familière. Le fait de prendre un aliment
debout, sans assiette, sans se mettre à table. Déjeuner
sur le pouce. Par extension : manger à la hâte, très
vite. La langue populaire utilise avec un sens analogue : manger avec
un lance-pierre.
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prédication
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(n. f.) Etym. : Dérivé de prédiquer ou
prédicat.
Ling. Fait d'attribuer des propriétés à
un être ou à un objet se traduisant sur le plan syntaxique par la
relation qui unit le groupe nominal au groupe verbal. Proférer
des paroles, des insultes, des mensonges, des insanités, des menaces.
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proférer
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(v. tr.)
Prononcer à haute voix, énoncer (avec une
certaine véhémence). Proférer des paroles, des
insultes, des mensonges, des insanités, des menaces. |
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prototypique
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Prototypique est ici à comprendre comme un synonyme
de fondamental. Il désigne ce qui est le plus représentatif parmi
une classe d'objets. L'emploi de ce terme (sous sa forme anglaise) remonte
au milieu des années 1970 et plus précisément aux
recherches d'Eleanor Rosch, psychologue à l'université de
Berkeley, qui y mena une série d'expériences montrant que les
sujets testés s'accordent sur les caractéristiques d'un modèle
idéal pour chacun des ensembles que constituent par exemple les oiseaux,
les outils, les légumes. Si par exemple on demande de choisir parmi
autruche, pingouin, colibri, chouette, faisan, pigeon, moineau, etc. celui qui
est le plus exemplaire de la classe des oiseaux, l'oiseau qui est en quelque
sorte « plus oiseau que les autres », on constate un accord général
pour déclarer le moineau ou le pigeon plus représentatifs de la
classe, ou plus prototypiques, en ce qu'ils possèdent les traits les plus
communs attachés à celle-ci.
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raviser (se)
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(v. pronominal)
Changer d'avis, revenir sur une décision, un
engagement, une résolution.
Au moment où il allait s'engager dans la Légion étrangère
par désespoir d'amour, il s'est ravisé.
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rébarbatif, ve
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(adj.)
Qui repousse par une apparence désagréable et
sans attrait. Un air rébarbatif, un air sévère.
Au sens figuré, ennuyeux, difficile à comprendre par tout un
chacun. Un mot, un article, un livre rébarbatifs.
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réseau
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(n. m.)
Emploi spécialisé. Ensemble de plusieurs
ordinateurs situés dans des lieux distants et qui échangent des
informations par transfert de données numériques. |
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resquille
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(n. f.) Etym. Déverbal de resquiller.
Action qui consiste soit à éviter de payer
pour un spectacle ou un moyen de transport, soit à passer avant son tour
dans une file d'attente. [Ce terme, comme le nom resquilleur qui lui est associé,
n'a rien perdu de sa vitalité dans la langue familière. «C'est
difficile de resquiller au cinéma en passant par la sortie de secours,
ils ont mis des caméras.» «A la queue les resquilleurs !»]
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ringardisation
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(n. f.) Etym. Déverbal de ringardiser, lui-même
dérivé par plaisanterie de ringardise.
Processus par lequel un objet, une personne ou une idée
prennent un caractère démodé et vieillot. [Ringard, d'où
dérivent ces deux mots, est apparu à la fin des années
cinquante et a d'abord désigné un comédien médiocre
puis tout individu incapable, bon à rien. Comme adjectif il signifie de
mauvaise qualité, démodé, vieilli. «Un chapeau, un
chanteur, un spectacle ringard.» «Une soirée, une musique
ringarde.»]
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sémantique
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n. f. et adj. ; du grec "sêmantikos" « qui
signifie », de "sêmainein" « signifier »
n.f. : Étude du langage considéré du
point de vue du sens. adj. : Relatif à la sémantique.
Champ sémantique : ensemble de mots et de notions qui se
rapportent à un même domaine conceptuel ou psychologique. |

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soupirant
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(n. m.)
Vieilli et plaisant. Amoureux, homme qui aspire à
l'amour d'une femme en secret ou en manifestant ses sentiments avec discrétion.
Sa froideur décourage ses nombreux soupirants. |
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strié, striée
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(adj.)
Qui est couvert de traits ou de rayures parallèles,
marqué de sillons plus ou moins profonds. Une lime est finement
striée. Une coquille, une colonne, une tige, une roche striée. Un
muscle strié. |
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syntagme
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(n. m.) Terme de linguistique qui désigne, depuis F.
de Saussure (1916), toute combinaison de mots ou de morphèmes rencontrée
dans la chaîne parlée : nous reviendons, le temps est frais,
intervenir.
Dans la linguistique structurale, un syntagme est un groupe
d'éléments linguistiques formant une unité et prenant place
dans une unité de niveau supérieur : on parlera d'un syntagme
nominal, ou verbal, ou adverbial, chacun d'eux étant un des constituants
de la phrase. |
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tarte
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Familier et populaire : une gifle, un coup. |
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taulard
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(n.m.) Etym. Dérivé de taule, au sens de
prison.
Vulg. Prisonnier. |

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traiteur
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(n.m.)
Celui dont le commerce consiste à fournir des repas
ou des plats qui seront consommés au domicile des clients. Le
buffet venait d'un excellent traiteur. Un charcutier traiteur. |
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triche
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(n.f.) Etym. Déverbal de tricher.
Familier. Action de tricher, de tromper dans un jeu. «C'est
de la triche.» |

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truand
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(n.m.)
Malfaiteur, bandit, gangster.
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valence
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Capacité d'une catégorie grammaticale, par
exemple le verbe, à imposer aux constituants qui l'entourent des
structures syntaxiques déterminées. Les verbes donner
ou poser qui dénotent un procès réclamant trois
constituants (un sujet et deux compléments) sont de valence 3.
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verlanisation
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(n.f.) Etym. de verlan (« à l'envers » >
lanver > verlan), 1970 ;
Procédé de création lexicale par
inversion des syllabes d'un mot selon des règles variables. Dans la
langue des banlieues, keum pour « mec »,
meuf pour
« femme », ouam pour « moi »,
peucho pour « choper », àdonf
pour « à fond », tromé pour
« métro », sont des exemples de verlanisation.
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