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Kr. Nyrop Grammaire historique de la Langue française Tome deuxième. Deuxième édition revue, Copenhague Gyldenskale Boghandel Nordisk Forlag 1960 § 435-436 p. 313-316 commence par citer des exemples de "noms de personnes désignant des états ou des professions qui n'ont pas de forme féminine dans la langue traditionnelle et sont toujours du masculin" : "amateur, assassin, auteur, avocat, bourreau, censeur, charlatan, compositeur, confrère, docteur, écrivain, graveur, guide, imprimeur, juge, littérateur, médecin, modèle, orateur, peintre, poète, professeur, romancier, sculpteur, secrétaire, témoin, tyran, ultra, vérificateur, etc.". Il poursuit en montrant les hésitations de l'usage à propos du féminin de plusieurs de ces mots : amatrice qui est chez Amyot et J.-J. Rousseau, est déclaré "bon et utile" par Littré autrice se trouve dans le Mercure de juin 1736 : une dame autrice et Nyrop commente : "saura-t-on jamais pourquoi on recule devant autrice et adopte actrice, bienfaitrice même oratrice ? Il est également défendu de dire une auteur" compositrice se dit chez les typographes consoeur est contemporain de Nyrop doctoresse est devenu commun jugesse a disparu oratrice se trouve chez les auteurs tout modernes partisane ce "féminin criminel" est déjà chez Commines et dans une lettre de Voltaire. peintresse est employé par Calvin et J.-J. Rousseau mais on trouve la peintre chez La Fontaine professeuse est chez Voltaire romancière se répand témoine est donné par Nyrop comme courant dans le parler vulgaire et le style familier |
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