FICHIER C

   
 

Les plus puristes multiplient les conseils devant les difficultés éventuelles. Ainsi J.-P. Colignon et P.-V. Berthet Le français pratique écrit et parlé Paris, Ed. Solar, 1979, p. 151, qui conseillent "de ne pas se laisser engluer dans des accords insupportables. Pour cela, une fois que le mot en cause a été employé il est bon de lui substituer un équivalent". Ils proscrivent des phrases comme "sa victime faillit tomber, lui et son chargement" ou "cette pauvre dupe ne leur en voulait pas, ils le méprisèrent". Même si on peut qualifier "ce brusque changement de "sexe" grammatical" de syllepse, qui constitue une figure de langage quand on la rencontre chez un littérateur, elle doit être évitée. Ils ajoutent "c'est aussi une élégance de style que de ne pas mettre en relief l'opposition qui existe entre le genre du mot et le sexe de la personne qu'il désigne".

S'il faut gommer de telles disparités et si les stratégies consistant à les éviter sont les bienvenues, il faut donc aussi accueillir avec bienveillance les efforts visant à sortir la langue de telles contradictions.

   


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