FICHIER A

   
 

Au Québec le mouvement en faveur d'une féminisation est plus ancien qu'en France et aussi plus efficace.
Le 28 juillet 1979 la Gazette officielle du Québec publia des recommandations concernant les formes féminines des titres. Elles proposaient quatre méthodes pour utiliser une forme féminine chaque fois que possible :

- l'utilisation d'une forme existant déjà dans la langue : avocate, infirmière
- l'utilisation d'un terme épicène précédé du déterminant féminin : une ministre, une architecte
- la création d'une forme féminine ne contrevenant pas aux règles morphologiques : la députée, la praticienne
- l'adjonction du mot femme : femme-ingénieur, femme-chef d'entreprise, femme-magistrat.

Au printemps 1983 un rapport intitulé La féminisation des titres, énoncé de principes et étude de cas-types traitait en détail près de deux cents cas litigieux.

Le 4 avril 1986 l'Office de la langue française approuva un texte, Titres et fonctions au féminin : essai d'orientation de l'usage, qui se proposait de "privilégier certaines formes", parmi lesquelles.
une cadre, une juge
une contremaîtresse, une mairesse
une ministre, une notaire, une peintre
une poète
une conseil-juridique
une consule
une chirurgienne
une écrivaine
une mannequin
une marin
une médecin
une bâtonnière, une pompière
une arpenteuse, une chercheuse, une régisseuse
une gouverneure,
une ingénieure
une professeure
une amatrice, une rectrice
une auteure
une docteure
une sculpteure
une soldate, une coopérante
une matelot, une camelot
une substitut
une chargée de, une députée
une chef
une commis

D'après Marie-Marthe Gervais "Gender and language in French" Carol Sanders éd. French today. Language in its social context Cambridge University Press 1993, p. 121-138.

   


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