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Une campagne d'affiches pour une lessive
qui s'appuie sur des spots télévisés mettant en scène
des singes qui « parlent ». Est-ce du français ? Presque, car
malgré l'absence de liaison censée refléter de manière
plaisante la langue singe, nous comprenons cette suite de mots, ce qui nous
instruit sur les faits du français standard impliqués dans son
interprétation. |

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Un document authentique pour aborder :
Les néologismes
La préfixation
Petit lexique :
avaro broco
Faits de société :
La communication électronique |
La locution «y' a pas de lézard» qui en
est la traduction signifie qu'une situation est claire, dépourvue de tout
vice ou inconvénient caché, elle équivaut à «y'
a pas de problème», «on s'fait pas avoir». La vitalité
de cette formule populaire, qui date des années quatre-vingt et semble être
apparue dans le langage des musiciens où un lézard désignait
un son parasite (Pierre MERLE Le Dico de l'argot fin de siècle,
Editions du Seuil, Paris, 1996, p. 229), est ainsi attestée par son
second degré parodique.
La structure «no -----o» illustre aussi la
productivité d'un modèle apparu à la télévision.
Dans une série d'origine américaine, les Simpson, l'un des
personnages affectionne en effet la réponse «no problemo», avec
un -o final qui est au croisement d'un hispanisme d'opérette et d'une
suffixation argotique (celle de populo, Amerlo, avaro, broco, etc.).
Enfin on constate la pénétration en français
d'une structure anglo-saxonne : no + substantif, qu'on trouve précisément
dans «no problem», mais aussi dans «no way», «pas
question», «no deal», «je ne marche pas», etc.
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