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Cette formule figure sur une affiche
vantant les mérites de la crème fraîche, Bridélice,
destinée, ainsi que le suggère l'image du gâteau au chocolat
qui l'accompagne, à préparer de la pâtisserie. Bref, un
produit riche en calories, mais si savoureux qu'il est permis de se laisser
tenter. |

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Un document authentique pour aborder :
Les procédés de suggestion
La structure non syntaxique
Petit lexique :
modulation chinook
Faits de société :
Le message publicitaire |
Ce n'est pas le début d'une énumération,
car elle tournerait court un peu vite, mais bien une phrase, qui, avec deux
substantifs séparés par une pause, est, en dépit des
apparences, un énoncé complet, immédiatement compréhensible.
A l'oral, on constate une intonation mélodique
particulière : le premier élément se termine sur une
modulation suspensive, puis, après césure, le second est repris
sur une note plus basse, avec une modulation conclusive. Seule cette intonation
signale l'existence d'un lien logique entre deux unités, non exprimé
par des moyens grammaticaux, mais à construire.
La structure, très lâche, laisse en effet le
soin à l'interlocuteur de déduire le type d'agencement des deux
concepts que suggèrent les rapports inscrits virtuellement dans leur
signification ou les fonctions syntaxiques possibles entre ces mots. Avec un
patron identique, la projection varie considérablement : un homme, une
voix s'interprète comme «tout homme doit valoir une voix (dans les élections)»
; un livre, une vie : «un livre raconte l'histoire d'une vie». Dans
l'exemple «une envie, un délice», l'articulation logique qui
s'impose est celle de l'implication, «Si X, alors Y», ou «une
envie peut/doit être satisfaite par un délice».
Il y a quarante ans, Queneau découvrait dans les
structures du français populaire le même fonctionnement qu'en
chinook. En adoptant, comme ici, une structure non syntaxique, très
souple et largement ouverte à l'interprétation, le français
se met cette fois à ressembler de près à la langue
chinoise. |