REGARDS SUR ... LA BULGARIE  

Dossier constitué par Frédérique Willaume, assistante technique chargée de l'enseignement bilingue en Bulgarie, service de coopération et d'action culturelle de l'Ambassade de France en Bulgarie.

 

TABLEAU DU SYSTEME ÉDUCATIF BULGARE

Age

Type d’établissement

Classe

19

 

Année optionnelle

 

13

18

Lycées

Lycées professionnels

Lycées professionnels avec section bilingue

Lycées à profil avec section bilingue

12

17

11

16

10

15

9

14

 

Classe intensive de langue

Classe intensive de langue

8

13

Collège

7

12

6

11

5

10

École primaire

4

9

3

8

2

7

1

6

Classe préparatoire

 


L'ENSEIGNEMENT BILINGUE EN BULGARIE

M. Verger et Mme Caneva
M. Verger, attaché de Coopération éducative et Mme Ganeva, experte d'État près le ministère de l'Éducation et de la Science

Aujourd’hui, on peut évaluer à 110 le nombre de lycées proposant un enseignement bilingue sur 350 établissements d’enseignement à profil, auxquels s’ajoutent six lycées professionnels spécialisés. Le nombre de professeurs de DNL est estimé à 550. L’enseignement anglophone vient en tête, suivi par l’allemand, le français, l’espagnol, le russe et l’italien.
Le règlement d’application de la loi de l’éducation prévoit que les lycées à profil et les  établissements d’enseignement général comportant des sections à profils qui comprennent l’année intensive de langue sont autorisés à mettre en place un enseignement bilingue, sur proposition du conseil pédagogique de l’établissement.
Cet enseignement débute en 9e classe (15 ans) et se poursuit jusqu’à la 12e (18 ans).

Actuellement, le nombre de disciplines non linguistiques enseignées dans une langue étrangère varie de un à trois en fonction des professeurs habilités affectés dans les différents établissements. Il convient, à cet égard, de rappeler qu’en Bulgarie le directeur de l’établissement scolaire est l’employeur des professeurs mais qu’il est tenu de respecter les exigences du ministère de l’éducation et des sciences en matière d’habilitation des enseignants à dispenser un enseignement disciplinaire en langue étrangère.
Cette habilitation est délivrée selon les critères suivants :
- études supérieures de la discipline enseignée et diplôme de fin d’études secondaires délivré par un lycée à profil de la langue cible,
- études supérieures de philologie et deuxième spécialité universitaire dans la discipline enseignée,
- études supérieures de la discipline enseignée et certificat de compétences linguistiques d’un niveau minimal B2 sur l’échelle du Cadre européen commun de référence pour les langues, délivré par les institutions habilitée

Pour le moment, il n’existe pas en Bulgarie de formation initiale spécifique pour les professeurs de disciplines non linguistiques (DNL). La formation continue de ces enseignants est souvent mise en place dans le cadre de partenariats avec les services spécialisés des ambassades des pays concernés, mais le ministère a décidé, en 2007, de placer dans les priorités du programme national de formation celle des professeurs de langue, incluant les professeurs de DNL.

Pour autant, et malgré ces efforts, la Bulgarie ne fait pas exception et souffre, comme la plupart des pays européens, d’une pénurie d’enseignants qualifiés pour dispenser un enseignement disciplinaire en langue étrangère.
Les disciplines les plus enseignées sont l’histoire, la biologie, la géographie, la chimie, la physique suivies par la philosophie, les nouvelles technologies et les mathématiques.

Les programmes sont établis par le ministère de l’éducation et des sciences et fixent, par classe et par discipline, les savoirs, savoir-faire et compétences à acquérir à la fin de chaque année scolaire ainsi que l’approche didactique, en insistant sur l’interdisciplinarité. Les programmes de langues portent sur les quatre compétences langagières, compréhension et expressions écrites et orales, et s’appuient sur le Cadre européen commun de référence pour les langues. Les standards pour les langues définissent les niveaux attendus à la fin des études secondaires : le niveau B1 pour l’enseignement général de la langue, le niveau B2 pour l’enseignement intensif de la langue dans les lycées professionnels, et le niveau C1 pour l’enseignement intensif dans les lycées à profil.

Il n’existe pas de programmes spécifiques pour les disciplines non linguistiques enseignées en langue étrangère. Les programmes sont les mêmes que pour les autres établissements.
Les manuels correspondants sont élaborés par les maisons d’édition sur ces bases et doivent faire l’objet de procédures d’agrément par le ministère.

(…)

En conclusion, la longue expérience bulgare en matière d’enseignement bilingue permet de conclure à une réelle plus-value pédagogique de ce type d’enseignement, fondé sur l’interdisciplinarité. Une telle approche permet une amélioration sensible des compétences linguistiques acquises au lycée. Elle aide à l’autonomie de l’élève, permet une meilleure acquisition des connaissances et prépare à la mobilité de l’apprentissage tout au long de la vie. L’enseignement bilingue est, en outre, un des meilleurs vecteurs de l’éducation au multilinguisme et du dialogue interculturel.

Veselina GANEVA, experte d’État auprès du ministère de l’Éducation et de la Science
Extraits de l'article publié dans la Revue internationale d'éducation de Sèvres, n° 47


HISTORIQUE DES ÉTABLISSEMENTS BILINGUES EN BULGARIE

Les premiers établissements où l’on enseigne en langue étrangère apparaissent en Bulgarie dans la seconde moitié du XIXe siècle et sont liés au développement de la présence d’ordres religieux catholiques.

1858 : fondation d’une école catholique française à Plovdiv.
1863-1922 : essaimage d’établissements religieux dans les plus grandes villes du pays : Plovdiv, Roussé, Varna, puis Sofia. Le mouvement est brutalement arrêté en 1948 par un décret du gouvernement communiste : toutes les écoles « étrangères » sont fermées. Les missions quittent le pays.
1949 : ouverture du premier lycée de langues étrangères (chronologiquement le français, l’anglais et l’allemand) à Lovetch.
De 1950 à 1990 : une deuxième génération d’établissements scolaires avec un enseignement en langue étrangère voit le jour et forme une partie de la nouvelle élite.
Années 60 : les lycées à profil bilingue sont au nombre de 8 pour les trois langues (allemand, anglais et français) dont 5 pour le français à Varna, Sofia, Sliven, Stara Zagora et Vratza.
Depuis 1990 : une troisème génération d’établissements continue à assurer un enseignement d’excellence et les « sections bilingues » dans les lycées à profil de langue se multiplient.
2003 : ouverture de la 1ère section bilingue dans l’enseignement professionnel : elle est francophone.
2007-2008 : 57 établissements peuvent dispenser un enseignement intensif du français en 8e classe et un enseignement de disciplines non linguistiques en français.

Jean-Marie VERGER, attaché de coopération éducative


CERTIFICATIONS

Le DELF scolaire
Le 12 juillet 2006, le ministère de l’Éducation et de la Science bulgare et le CCC-Institut français ont signé une convention concernant l’introduction du DELF scolaire en Bulgarie.
Ainsi, en février 2007, les lycées Lamartine de Sofia, Joliot Curie de Varna, Romain Roland de Stara Zagora ainsi que le lycée Rakovski de Bourgas sont devenus centres d’examen du DELF scolaire.
Les élèves des classes de 10e, 11e et 12e de tous les lycées à profil de langue peuvent se présenter, sur conseil de leur professeur, aux examens B1 ou B2, dans l’un des quatre centres de DELF scolaire, suivant leur région d’origine.
En 2007, 1 106 élèves se sont présentés aux épreuves et 995 élèves de la 10e à la 12e classe ont obtenu le DELF B1 et B2.
À la session de février 2008, 1 344 élèves ont passé les épreuves et 1 017 élèves ont obtenu le DELF B1 et B2.

La Matura
Une réforme prévoit la création, à la fin de l’année scolaire 2007-2008, d’un baccalauréat obligatoire pour tous les élèves bulgares. La Loi de l’Éducation nationale rend obligatoire deux épreuves, en langue et littérature bulgares et dans une des disciplines, au choix, du tronc commun obligatoire.
À ce stade, des épreuves spécifiques pour l’enseignement à profil, dont l’enseignement bilingue fait partie, ne sont pas prévues.
(Extrait de l'article de Veselina Ganeva, revue internationale d’Éducation, n° 47)

Attestation de fin d'études
À l’issue de la 12e classe, les élèves reçoivent une attestation de fin d’études secondaires.
Tous les enseignements  suivis depuis leur entrée au lycée y sont mentionnés avec le volume horaire correspondant, mais sans aucune distinction pour les enseignements suivis en langue étrangère.


LE PROJET PERLE

Le projet PERLE (Parcours éducatif de recherche en langue étrangère) a été mis en place en 2005 dans des sections bilingues francophones de cinq lycées.
L’interdisciplinarité caractérise le PERLE : chaque année, les élèves réalisent une production écrite en français dans une DNL. L’élève est guidé dans son travail par son enseignant de français, l’enseignant de la DNL choisie ainsi que le documentaliste de l’établissement.

Une présentation complète du projet PERLE est disponible sur le site internet du CCC-Institut français.

Témoignage : Madame TOTEVA, directrice du lycée bilingue Joliot Curie de Varna

En quelle année le projet PERLE a-t-il été introduit dans votre établissement ?

Nous sommes dans la troisième année du projet, qui termine la phase pilote. Nous avons commencé en 2005-2006 avec tous les élèves de la classe de 9e (deuxième année du lycée). Cette année, le projet concerne les élèves de trois niveaux (9e,10e et 11e) au total 271 élèves, répartis entre les quatre DNL enseignées, histoire, géographie, chimie et biologie.

En quoi ce projet est-il novateur ?
Inspiré des travaux personnels encadrés (TPE), avec l’objectif de préparer les élèves des lycées bilingues à poursuivre un enseignement en français, aussi bien dans les universités en Bulgarie qu’en France, le projet PERLE a été adapté au contexte des lycées bilingues bulgares.

En voici quelques points forts :
- le développement de la créativité chez l’apprenant allant de pair avec la possibilité de faire un choix et d’en assumer toute la responsabilité ;
- la mise en œuvre en situation réelle de l’interdisciplinarité ;
- la possibilité d’apprendre sans “subir” l’autorité du professeur dont le rôle est de consulter et d’encadrer ;
- la création d’une nouvelle relation professeur - élèves qui fait acquérir des savoir-être tels que l’autonomie, l’assurance, la tolérance, la persévérance, le sens de l’organisation, la résolution de situations problématiques ;
- l’acquisition de nouvelles connaissances dépassant le programme scolaire ;
- l’acquisition de savoir-faire indispensables pour pouvoir poursuivre ses études, mais aussi pour pouvoir résoudre des situations de type professionnel : savoir élaborer et suivre un plan, respecter un calendrier, répartir les tâches, se rendre conscient des étapes parcourues à l’aide de la tenue d’un carnet de bord, savoir évaluer et s’auto-évaluer.


QUEL SOUTIEN À L'ENSEIGNEMENT BILINGUE ?

Le réseau français en Bulgarie
12 assistants de français interviennent dans 16 établissements secondaires et universitaires. Ils assurent des cours essentiellement d’expression orale mais également des cours de culture et civilisation. Par ailleurs, ils participent à la vie de ces établissements en animant, par exemple, des ateliers de théâtre ainsi qu’en prenant une part active à l’organisation des manifestations pour la francophonie.
Le service éducatif du CCC-Institut français compte trois attachés de coopération pour le français, à Varna, Bourgas et Plovdiv qui renforcent la visibilité de l’action du CCC-Institut français en province. Par ailleurs, à Sofia, un assistant technique est chargé de l’enseignement bilingue. Cette équipe est coordonnée par l’attaché de coopération éducative.

Les formations des enseignants
Des formations sont régulièrement organisées à l’attention des enseignants de français et de DNL. Par ailleurs, de nombreux enseignants ont suivi des stages de formation en France.
Ainsi, en 2007, trois stages de formation à l’attention des enseignants du bilingue ont été mis en place en partenariat avec le Ministère de l’Éducation et de la Science. Ces trois stages de formation d’une semaine étaient destinés aux enseignants de français et de DNL intervenant au sein d’établissements bilingues de Bulgarie.
Un séminaire régional sur l’enseignement bilingue est prévu à Sofia à l’automne 2008.

Les supports pédagogiques
Les brochures
À la fin des années 90, début des années 2000, un collectif d’enseignants bulgares et français ont réalisé, avec le soutien du CCC-Intitut français, des cahiers d’activités, appelés « brochures », de géographie, d’histoire, de chimie, physique, biologie et philosophie. Ces brochures constituent un support pédagogique unique et précieux pour les enseignants de DNL bulgares.
Depuis octobre 2007, les brochures sont disponibles en version numérique, sous forme de CD que les enseignants de DNL peuvent utiliser pour la préparation de leurs cours ; ils sont également consultables en ligne en libre accès sur le site du CCC-Institut français de Sofia.
Aujourd’hui, trois équipes constituées d’enseignants de DNL, d’enseignants de français, d’inspecteurs de la discipline et de l’assistant technique en charge de l’enseignement bilingue, travaillent à l’actualisation des brochures. En 2008, trois disciplines sont concernées par l’actualisation des brochures : l’histoire, la géographie et la biologie.

La C.L.E.F passe partout
La Compilation de liens et de logiciels pour l’enseignement du et en français, CLEF passe partout, est un nouvel outil numérique proposé aux enseignants  par le CCC-Institut français afin de faciliter leur accès aux ressources francophones (liens institutionnels et disciplinaires, logiciels fonctionnels généralistes et pédagogiques).
La présentation officielle de la CLEF Passe partout se tiendra le 13 mai 2008 dans les locaux du CCC-Institut français, en présence des chefs d’établissements bilingues et de représentants du ministère de l’Éducation et de la Science.

Un site internet pour l’enseignement bilingue
Au-delà de la page consacrée à l’enseignement bilingue sur le site internet de l’institut français, le CCC-Institut français de Sofia participe au projet de site internet pour l’enseignement bilingue, projet initié et mis en place par l’Ambassade de France en Roumanie.

Frédérique Willaume, assistante technique chargée de l'enseignement bilingue


ASSOCIATIONS

L’association des directeurs d’établissements à profil de langues
Par Mme Sotirova, directrice du lycée bilingue « Romain Rolland » de Stara Zagora

L'association des directeurs d’établissements à profil de langues a été enregistrée à Plovdiv le 12 mars 2007 et a été créée dans le but :

- de collaborer avec le ministère de l’Éducation et de la Science pour le développement de l’enseignement bilingue,
- d’organiser des rencontres avec des représentants des institutions concernées sur le statut des lycées bilingues,
- de mettre en place des projets afin d’augmenter le niveau de connaissances en langue étrangère,
- de valoriser la formation et la qualification des professeurs de langues étrangères,
- de communiquer avec des institutions étrangères et de mener une réflexion sur les problèmes liés à l'enseignement bilingue en Bulgarie.

Le Conseil de l'association, élu pour 3 ans, est composé de :

- Radoslav Hitov, président de l’Association. Directeur du lycée bilingue des langues étrangères de  Lovetch
- Neli Vatshkova, vice présidente de l’Association. Directrice du lycée bilingue Antoine de Sain-Exupéry de Plovdiv ;
- Valentin Karaminev, ancien directeur du lycée bilingue anglophone de Plovdiv ;
- Ivanka Sotirova, Directrice du lycée de langues étrangères Romain Rolland » de Stara Zagora ;
- Penka Malinska, Directrice du lycée français « Lamartine » de Sofia.

Gueorgui JetchevM. Gueorgui JETCHEV, président de l’Association des Professeurs de Français de Bulgarie, l’APFB.
Professeur de français à l’université Saint-Clément d’Ohrid de Sofia.

Quand et où aura lieu le prochain colloque des professeurs de français de Bulgarie ?
Notre prochain colloque aura lieu du 10 au 12 octobre 2008 à Varna, au bord de la mer Noire.

Quel sera le thème du colloque en 2008 ? Pourquoi avoir choisi ce thème ?
Le colloque en 2008 sera l’occasion de célébrer le 15ème anniversaire du premier colloque de l’APFB qui s’était tenu lui aussi à Varna en 1993 et qui avait donné lieu à la publication d’un numéro spécial de Dialogues et cultures : « L’éducation bilingue : problématique de l’éducation bilingue en Europe centrorientale. ». Reprendre le même thème quinze ans plus tard nous permettra de dresser le bilan de l’évolution du bilingue depuis 1993 et de mener ensemble une réflexion sur les perspectives de l’enseignement bilingue en Bulgarie et en Europe. Et ceci dans un moment crucial de restructuration du système éducatif en Bulgarie qui entrera en vigueur pour les classes d’enseignement intensif de la langue étrangère en 2009.

Ce colloque est-il ouvert uniquement aux professeurs bulgares ? Quelles sont les modalités d’inscription ?
Le colloque est essentiellement destiné aux membres de notre association, professeurs de français et professeurs de DNL. Nous comptons, par ailleurs, avec l’appui du CREFECO, centre régional de l’OIF pour la formation des professeurs de français, y faire participer des représentants des associations des pays de la Francophonie dans notre région (Albanie, Macédoine, Moldova,  Roumanie). Mais tout professeur de français intéressé par la problématique de l’enseignement bilingue peut se joindre à nous tout en sachant que nous ne pouvons prendre en charge que les membres de l’APFB. Il suffit de nous écrire à l’adresse apfb2008@gmail.com pour demander un dossier d’inscription au colloque. Concernant le colloque, il est possible de s’informer des nouveautés sur le site de la Fédération Internationale des Professeurs de Français.

Qu’est-ce que « Fréquences francophones » ? À qui s’adresse cette revue ? Existe-t-elle depuis longtemps ?
Fréquences francophones est la revue de l’association des professeurs de français en Bulgarie, entièrement rédigée en français. Elle a remplacé en 2003 le bulletin d’information de l’APFB du même nom. Madame Rennie Yotova, professeur de littératures francophones à l’Université de Sofia St. Clément d’Ohrid, est la rédactrice en chef de la revue dont le dizième numéro paraîtra dans les prochains jours. Selon sa politique éditoriale, la revue est déclinée en plusieurs rubriques : un dossier thématique ; présentation d’établissements scolaires et de professeurs de français ; espaces francophones ; informations ; comptes rendus d’ouvrages ; coup de cœur francophone. Chaque numéro de Fréquences francophones, composé de 60 à 70 pages environ, est désormais attendu par les enseignants, de et en français, bulgares, mais aussi par les institutionnels francophones en Bulgarie et ailleurs qui l’apprécient beaucoup.


TÉMOIGNAGES

Lycée Joliot CurieQuestions à Mme Roumiana KOVATCHEVA, service éducatif du CCC-Institut français de Sofia

Dans quel établissement bilingue avez-vous été scolarisée ? De quelle année à quelle année ?
J’ai été scolarisée au lycée de langue française Frédéric Joliot-Curie de Varna, de septembre 1959 à juillet 1964.

Pourquoi aviez-vous fait le choix d’entrer dans un établissement bilingue francophone ? Était-ce votre décision ou davantage celle de vos parents ?
La décision était surtout celle de mon père pour deux raisons :
- m'envoyer dans un lycée bilingue hors de Sofia avec un bon enseignement et une "bonne discipline". Et celui de Varna était réputé pour les deux.
- lui-même francophone et surtout germanophone, mon père pensait que le français allait mieux à une femme que l'allemand.
Je n'avais pas le droit à la parole. Mon père s'est occupé des papiers, on m'a informé que j'étais admise et…je suis partie à Varna.

Ces sections bilingues existaient-elles depuis longtemps à Varna ? Y avait-il une sélection particulière pour pouvoir s’inscrire dans une section bilingue ?
C'est en 1958 que la section française a été déplacée de Lovetch à Varna. Le Lycée Joliot-Curie était le seul « lycée français » en Bulgarie et nous venions de toutes les régions de Bulgarie.
Il n’y avait pas d’examen d’entrée au Lycée Joliot Curie, la sélection s’effectuait selon les résultats scolaires, la proportion filles / garçons (3 : 1), la parité des régions, l’attestation de "fiabilité" des parents (les enfants issus de familles d'anciens combattants étaient prioritaires).  

Les cours de français et de DNL étaient-ils assurés uniquement par des enseignants bulgares ? Quels souvenirs gardez-vous de l’enseignement en français ?
Tous les cours de DNL (sauf les maths, la géographie de la Bulgarie et l'histoire de la Bulgarie) et presque tous les cours de français étaient assurés par des étrangers francophones : Français, Belges, Suisses. Les autres matières étaient enseignées par les meilleurs professeurs de Varna.
Mes souvenirs : en classe préparatoire (en classe intensive de français), il fallait écrire chaque mot, chaque conjugaison 100 fois, il fallait lire et écrire jour et nuit. En cours, et en dehors des cours, nous devions parler uniquement en français, si nous parlions en bulgare, nous risquions d’avoir des "points noirs" sur le tableau du lycée. Il fallait être les meilleurs à Varna que ce soit pour les notes, le sport, le chant ou la danse.

Après les années passées au sein d’un établissement bilingue francophone, le fait de travailler dans un milieu francophone a-t-il été un choix, une évidence ou une coïncidence ?
Pure coïncidence. Au cours de toute ma vie j'ai travaillé avec le français, mais plutôt d'une manière passive – je traduisais des textes économiques pour les bulletins et les revues de l'Institut d'économie mondiale, pour lequel je travaillais.

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Professeurs de DNL du lycée Romain Rolland de Stara ZagoraQuestions à l’attention de Mme Sotirova, directrice du Lycée Romain Rolland de Stara Zagora

Depuis combien d’années le Lycée Romain Rolland propose-t-il un enseignement bilingue en français ?
Le lycée Romain Rolland a été créé en 1966. Il a ouvert  ses portes pour accueillir un corps enseignant jeune et ambitieux d'une part et pour accueillir des élèves de la région du sud-est de la Bulgarie. Les premiers élèves étaient au nombre de 80, repartis sur quatre classes. Ils commencent à apprendre le français comme 1ère langue étrangère puis l'anglais comme 2e  langue étrangère.

Quelles disciplines non linguistiques sont enseignées en français dans votre établissement ?
L'histoire, la biologie, la physique, la philosophie et la chimie sont enseignées en français. Auparavant, les enseignants des disciplines non-linguistiques étaient des Français, qui apportaient beaucoup de la culture française et jouaient un rôle important dans la formation des jeunes francophones.

Ces disciplines peuvent-elles changer d’une rentrée scolaire à l’autre ? Si oui, pour quelles raisons ? Comment effectuez-vous le recrutement des enseignants de DNL ?
Les disciplines non-linguistiques enseignées en français sont choisies en fonction des possibilités du personnel. La plupart des enseignants sont des anciens élèves du lycée Romain Rolland qui ont une formation universitaire dans la discipline enseignée. C’est la raison pour laquelle le choix des disciplines peut changer d’une année à l’autre.

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Mme Vesselina TOTEVA, directrice du Lycée Joliot Curie de VarnaQuestions à Mme Vesselina TOTEVA, directrice du Lycée Joliot Curie de Varna

Depuis combien d’années le Lycée Joliot Currie propose-t-il un enseignement bilingue en français ?
Depuis sa création, le 7 septembre 1958 : le Lycée Joliot-Curie est le premier lycée de Bulgarie dispensant un enseignement de et en français, avec au départ des enseignants venus de France pour les DNL. Actuellement, les enseignants qui assurent l’enseignement de quatre disciplines en français (histoire, géographie, chimie et biologie) sont des anciens élèves de la section française du lycée ayant une formation universitaire dans la discipline enseignée. Ils sont auteurs des brochures utilisées pour les cours de DNL, ils participent au projet PERLE, un projet interdisciplinaire, visant l’acquisition de savoirs et de savoir-faire non seulement en français mais aussi dans la DNL choisie par l’apprenant et ayant pour finalité à long terme l’acquisition de l’autonomie de l’élève.

Quelles disciplines non linguistiques sont enseignées en français au Lycée Joliot-Curie ?
L’histoire, la géographie, la chimie et la biologie.

Quel regard les parents d’élèves portent-ils sur l’enseignement bilingue ?
Les parents soutiennent l’enseignement de et en français car ils y voient une ouverture vers l’enseignement supérieur et une garantie de bons débouchés pour l’avenir.

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Radostina GueorguievaQuestions à Madame Radostina GUEORGUIEVA, directrice du lycée Rakovski de Burgas

Depuis combien d’années le Lycée Rakovski propose-t-il un enseignement bilingue en français ?
L’enseignement bilingue date depuis plus de 12 ans au lycée Rakovski. La première discipline enseignée en français était la géographie, après nous avons introduit l’enseignement de la physique, de la chimie et de la biologie en français. Des professeurs du lycée ont collaboré  avec L’Institut Français de Sofia à la réalisation des brochures pour l’enseignement des DNL en Bulgarie.                                            

Quelles disciplines non linguistiques sont enseignées en français au Lycée Rakovski ?
La géographie, la physique, la chimie et La biologie sont enseignées en français.

Y a-t-il d’autres sections bilingues dans votre établissement ?
Nous avons également des sections bilingues espagnoles et italiennes.

Avez-vous mis en place des échanges scolaires dans le cadre de projets européens ?
Plusieurs échanges scolaires sont mis en place avec le lycée Rakovski. Nous avons des partenaires en France : le lycée Saint–Paul de Vannes, le collège René Gassin de Tourrette Levens, le lycée professionnel de Bressuire.
En Italie et en Espagne, nous avons fait des échanges scolaires avec les lycées de Salamanque, de Gandia, de Riposto et de Turin. Plusieurs élèves ont pris part à des projets Comenius, nous en avons huit depuis l’année 2000.
Le lycée Rakovski a remporté le premier prix de la qualité de projet scolaire européen en 2007, lors des compendium lancés par l’agence nationale Socrates.

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Roman RomanovQuestions à M. Roman ROMANOV

Dans quel établissement bilingue avez-vous été scolarisé ? De quelle année à quelle année ?
J’ai étudié au Lycée bilingue Frédéric Joliot-Curie à Varna de 1992 à 1997.

Pourquoi avez-vous fait le choix d’entrer dans un établissement bilingue francophone ?
J’avais envie d’apprendre des langues étrangères parce que chaque langue ouvre la porte d’une culture et d’une civilisation totalement différente de celle du pays dans lequel on vit. Je souhaitais particulièrement apprendre une des langues les plus répandues dans le monde qui me permettrait d’avoir accès à la culture de nombreux pays.

Quels souvenirs gardez-vous de ces années passées au lycée Joliot Curie et plus particulièrement des cours de et en français ?
Les années passées au Lycée Joliot Curie ont été les plus favorables pour mon éducation, mon développement et ma formation. Les cours de français étaient bien sûr l’une des disciplines les plus importantes. Quand je suis entré au lycée, je ne parlais pas même un mot en français, et la première année (appelée « préparatoire » - c’est une année pendant laquelle on étudie presque uniquement le français et 2 ou 3 autres cours) a été la plus difficile, mais la plus utile et satisfaisante. Le travail au cours de cette année préparatoire a posé les bases solides de connaissance du français.

Aujourd’hui, parlez-vous d’autres langues étrangères que le français ?
Je parle aussi anglais et russe.

Avez-vous fait vos études uniquement en Bulgarie ? Avez-vous eu la possibilité de faire une partie de vos études à l’étranger ? Si oui, dans quel cadre ?
Oui, j’ai fait toutes mes études en Bulgarie, mais j’ai eu la possibilité d’étudier à l’Institut francophone d’administration et de gestion ici à Sofia. J’ai également un Master en Management d’entreprise par l’Université de Nantes.

Après les années passées au sein d’un établissement bilingue francophone, le fait de travailler pour une société française a-t-il été un choix, une évidence ou une coïncidence ?
Pour moi le fait de travailler pour une société française (BNP Paribas à Sofia) est définitivement un choix : j’ai d’abord fait un stage à la SG Expressbank à Varna et puis j’ai fait encore un stage à la BNP Paribas à Sofia avant de signer un contrat de travail à durée indéterminée. Je voulais avoir de l’expérience dans un établissement vraiment global et en même temps dans un milieu francophone, ce qui n’est pas facile à obtenir dans mon pays dans la mesure où les entreprises françaises ne sont pas nombreuses en Bulgarie.

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 Galia Betcheva
Galia BETCHEVA, directrice adjointe du lycée Lamartine

Depuis combien d’années le lycée Lamartine propose-t-il un enseignement bilingue en français ?
Le lycée Lamartine propose un enseignement bilingue en français depuis 1961.

Quelles disciplines non linguistiques sont enseignées en français au Lycée Lamartine ?
L’histoire, la géographie, la biologie et la chimie sont enseignées en français.

Quel regard les parents d’élèves portent-ils sur l’enseignement bilingue ?
Les parents d’élèves portent un regard très positif sur l’enseignement bilingue. La preuve : le nombre de candidats augmente chaque année et n’oublions pas qu’à cet  âge, c’est-à-dire à 13 ou 14 ans, ce sont les parents qui font le choix de l’apprentissage d’une langue étrangère.

À quels principaux problèmes les enseignants du bilingue sont-ils parfois confrontés ?
Les enseignants sont confrontés au nombre insuffisant de cours pour les contenus scolaires qui sont les mêmes qu’en bulgare. Les programmes scolaires sont en effet les mêmes, qu’ils soient enseignés en français ou en bulgare et les enseignants de DNL aimeraient pouvoir bénéficier soit d’un nombre plus important de cours, soit d’un allégement des programmes. Ils sont également confrontés au manque de certification pour l’enseignement bilingue, que ce soit pour les enseignants ou les apprenants, ce qui peut être très démotivant.

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LiliaLilia VATCHKOVA – élève de 10e

Depuis quand apprends-tu le français ?
J’apprends le français depuis 3 ans.

Pourquoi as-tu fait le choix d’apprendre le français ?
J’ai choisi le français parce que cette langue me plaît beaucoup et parce que je trouve que c’est vraiment une belle langue.

Apprends-tu également d’autres langues ?
Au collège j’étudiais le russe et l’anglais et maintenant, en plus du français, je continue à apprendre l’anglais au lycée.

La première fois que tu as suivi un cours d’histoire ou de géographie en français, qu’est-ce que tu as pensé ? Est-ce que c’était difficile ?
C’était il y a 2 ans et comme j’étais au début de mon apprentissage du français cela m’a semblé difficile. Mais c’était en fait aussi difficile que toutes les autres disciplines. Il faut avoir envie d’apprendre pour réussir.

As-tu déjà passé des épreuves du DELF ? Si oui, quel niveau as-tu atteint ? Les épreuves étaient-elles difficiles ?
Oui. En février dernier j’ai eu le B2. Les épreuves étaient difficiles, mais c’est un assez haut niveau quand même.

Es-tu déjà allé(e) en France ?
Non. Pas encore. Je le voudrais beaucoup et j’attends le moment !

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Lubomira SKULEVA – élève de 9e

Depuis quand apprends-tu le français ?
J’apprends le français depuis 2 ans.

Pourquoi as-tu fait le choix d’apprendre le français ?
J’ai choisi le français parce que je pense que c’est la langue la plus belle et aussi parce que j’aimerais bien aller vivre en France.

Apprends-tu également d’autres langues ?
J’apprends aussi l’anglais depuis 9 ans et cet été je voudrais commencer à apprendre l’italien.

La 1ère fois que tu as suivi un cours d’histoire ou de géographie en français, qu’est-ce que tu as pensé ? Est-ce que c’était difficile ?
Non, ce n’était pas difficile de suivre des cours de DNL en français parce que j’aime le français et que c’est un plaisir de suivre des cours en français.

As-tu déjà passé des épreuves du DELF ? Si oui, quel niveau as-tu atteint ? Les épreuves étaient-elles difficiles ?
Non, je ne me suis pas encore inscrite aux épreuves du DELF.

Es-tu déjà allé(e) en France ?
Non, mais aller à Paris c’est mon plus grand rêve !

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Mère d’une élève de 11e

Pourquoi avez-vous fait le choix d’inscrire votre enfant dans un établissement bilingue francophone ?
Ma fille apprenait déjà l’anglais depuis quelques années, elle voulait apprendre également une autre langue à un très bon niveau et elle a choisi le français.

Etes-vous vous même francophone ?
Très peu.

Quel conseil donneriez-vous aux parents dont les enfants entreront en section bilingue en septembre ?
De choisir une section bilingue francophone – je suis profondément convaincue que la rencontre et la connaissance de la langue, la culture et la civilisation françaises donnent une énorme liberté de l’esprit.

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Élèves du Lycée Lamartine

Martin VANDOV - élève de 8eMartin VANDOV - élève de 8e

Depuis quand apprends-tu le français ?
Je le parle depuis ma naissance parce que ma mère et ma grand-mère me parlaient à la maison en français mais je l’étudie sérieusement depuis septembre 2007.

Pourquoi as-tu fait le choix d’apprendre le français ?
Mes parents le parlent et ma mère est professeur de français.

Apprends-tu également d’autres langues ?
Oui, j’apprends aussi l’anglais.

La première fois que tu as suivi un cours d’histoire ou de géographie en français, qu’est-ce que tu as pensé ? Est-ce que c’était difficile ?
J’ai pensé que c’était intéressant… J’ai compris la plupart des expressions et des mots !

As-tu déjà passé des épreuves du DELF ? Si oui, quel niveau as-tu atteint ? Les épreuves étaient-elles difficiles ?
Non, je n’ai pas encore passé le DELF.

Es-tu déjà allé(e) en France ?
Oui, deux fois en 1999 et en 2004. Je suis allé à Paris, Strasbourg, Nice et Lyon.

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ElenaElena BISSEROVA – élève de 9e

Depuis quand apprends-tu le français ?
J’apprends le français au Lycée Lamartine depuis 2 ans.

Pourquoi as-tu fait le choix d’apprendre le français ?
J’avais déjà appris l’anglais et l’allemand et mes parents voulaient que j’apprenne aussi le français. Ainsi j’aurai appris les trois langues essentielles en Europe !

Apprends-tu également d’autres langues ?
J’apprends l’allemand, depuis 7 ans et l’anglais, depuis 2 ans.

La 1ère fois que tu as suivi un cours d’histoire ou de géographie en français, qu’est-ce que tu as pensé ? Est-ce que c’était difficile ?
Non, pour moi ce n’était pas difficile. C’était intéressant de voir les bons résultats de l’apprentissage du français et sa pratique est une expérience merveilleuse. Les efforts n’avaient pas été faits pour rien !

As-tu déjà passé des épreuves du DELF ? Si oui, quel niveau as-tu atteint ? Les épreuves étaient-elles difficiles ?
Non,pas encore.

Es-tu déjà allé(e) en France ?
Je ne suis jamais allée en France.


PREMIER RALLYE FRANCOPHONE EN BULGARIE

Le 1er rallye francophone s’est déroulé dans les principales villes de Bulgarie du 21 au 27 mars dernier. Organisé dans le cadre de la fête de la francophonie, ce rallye s’adressait aux élèves de lycées bilingues âgés de 15 à 18 ans. Chaque équipe, constituée de 7 élèves au maximum, était accompagnée d’un enseignant de français. L’objectif de cette manifestation : rassembler sur toute une journée des adolescents de différents établissements autour d’un jeu de piste sur la francophonie.
TV5 Monde a été le principal sponsor de cette manifestation. RFI a également soutenu le rallye en offrant des t-shirts et autres cadeaux et en recevant chaque équipe de Sofia le jour du rallye.

Plus de 500 élèves et professeurs ont participé à ce rallye remarqué par la population !

Le rallye a rassemblé :

- à Sofia : près de 100 élèves et 13 enseignants - accompagnateurs.  Huit établissements bilingues (le lycée Lamartine, les lycées 17, 18, 23, 33, 73 133 ainsi que le Lycée « Banque et commerce »)  ont participé au rallye
- à Plovdiv : 80 élèves et 20 enseignants-accompagnateurs de cinq établissements (le Lycée Saint-Exupéry, le lycée de mathématiques, le lycée Saint Cyrille et Méthode, le lycée Patriarche Evtimii, et le lycée Ivan Vazov)
- à Varna : plus de 90 élèves de six lycées : lycées 2, 3, 4, 5 et 8 ainsi que le lycée de tourisme. Les élèves inscrits au rallye étaient tous en 8e classe.
- à Bourgas : près de 60 élèves de deux lycées : le lycée Rakovski et le lycée Saint-Cyrille et Méthode.
- à Stara Zagora : le rallye a rassemblé 50 élèves du lycée Romain Rolland.
- à Roussé : 40 élèves des deux établissements bilingues de la ville, le lycée de langues européennes et le lycée Guéo Milev.
- à Blagoevgrad : 40 élèves des deux établissements bilingues de la ville : le lycée Ludmil Stoyanov et le lycée des langues étrangères Saint-Clément d’Ohrid.
- à Lovetch : le rallye, initialement prévu le 19 mars, a été repoussé (en raison de mauvaises conditions météorologiques) au 17 avril.

Dans toutes les villes le rallye a remporté un vif succès auprès des élèves et des professeurs. Un blog est consacré au rallye.

Frédérique Willaume


CARTE DES CLASSES BILINGUES EN BULGARIE

Carte des classes bilingues en Bulgarie